Accueil à l’école des enfants et adolescents atteints d’allergies ou d’intolérances alimentaires (asthme, gluten, eczéma, lait de vache, etc.)

Actualités dans l’accueil des enfants avec une allergie alimentaire en milieu scolaire

Aujourd’hui, près de 5 % des enfants sont confrontés à l’allergie alimentaire médiée par les IgE.

Les réactions allergiques sévères immédiates sont de plus en plus fréquentes, notamment chez les plus jeunes enfants.

Tous les aliments peuvent être impliqués dans une anaphylaxie. Toutefois, l’arachide, les laits (lait de vache mais aussi lait de chèvre/brebis), l’œuf de poule, les fruits à coque (noisette, noix de cajou, pistache, principalement) et le kiwi concentrent la majorité des cas d’allergie alimentaire grave de l’enfant en milieu scolaire .

Si les allergies à l’œuf ou au lait de vache évoluent le plus souvent favorablement dans les premières années de vie, les allergies à l’arachide, aux fruits à coque, aux poissons et fruits de mer persistent dans la grande majorité des cas.

À ce jour, le traitement de l’allergie alimentaire repose principalement sur l’éviction du ou des aliments à risque, sur la prescription d’une trousse d’urgence contenant très souvent un auto–injecteur d’adrénaline dans le contexte de l’allergie médiée par les IgE, associé à une conduite d’urgence à tenir écrite.

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Mais que faire?

Un enfant sur dix est aujourd’hui concerné par l’intolérance à un produit ou par une allergie alimentaire. Il n’existe pas de médicament capable de mettre fin à une allergie alimentaire. La seule solution est d’écarter de tous les repas les aliments allergisants.

Etant donné les risques de refus d’admission dans les cantines, 12% seulement de ces enfants sont signalés aux enseignants par crainte de mesures d’exclusion, ce qui entraine une prise de risque importante pour l’élève. Afin de faire face à cette situation une nouvelle circulaire prend en compte l’accueil des élèves atteints d’allergies et d’intolérances alimentaires.

Cinq points essentiels y sont traités :

  • La possibilité de manger à la cantine avec un panier repas préparé par les familles ou avec un repas respectant le régime alimentaire :
    L’organisation de la restauration collective relève de la seule compétence de la commune pour le ler degré et du chefd’établissement pour le second degré mais il est rappelé que, conformément à la circulaire du 6 mars 1968 on doit autoriser l’élève à consommer un repas foumi par la famille, ou tout mettre en Ïuvre pour la mise en place du régime alimentaire adapté. Le mode d’organisation sera précisé lors de la mise en place du projet d’accueil individualisé qui devra dans la mesure du possible associer pour le premier degré la municipalité.
  • La possibilité de prendre des médicaments par voie orale, inhalée et par auto- injection en cas d’urgence :
    La possibilité de pratiquer, outre la prise orale et inhalée, une indection, sous la forme d’un stylo auto-injectable, partout adulte de la communauté éducative à ondition que des instructions médicales précises aient été strictement définies par le protocole d’urgence du projet d’accueil individualisé.
  • Le renforcement du secret médical et du secret professionnel :
    Le renforcement des dispositions visant au respect du secret médical : le protocole signé par le médecin traitant sera désomlais adressé au médecin de l’éducation nationale.
  • Les dispositions pour la mise en place des soins d’urgence :
    Les précisions concernant les dispositions indispensables à mettre en Ïuvre dans le cadre des soins d’urgence : une mallette de premiers secours doit étre à disposition en permanence et contenir les médicaments particuliers des élèves souffrant de pathologies. Une liaison téléphonique rapide avec les services d’urgence doit être prévue.
  • Le développement de l’information :
    Le développement de l’information qui s’intègre dans le projet d’école ou d’établissement et peut concerner tous les personnels.

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Mettre en place un PAI:

Le projet d’accueil individualisé (PAI) a justement pour objectif de favoriser l’accueil des enfants avec une problématique de santé, notamment pour l’allergie alimentaire. L’allergie alimentaire est actuellement le deuxième motif de demande de PAI après l’asthme (environ 50 000 PAI pour allergie alimentaire en France chaque année). Si la première circulaire PAI date de 2003, des avancées importantes dans ce domaine voient le jour.

>>> Ainsi, les indications de mise en place d’un PAI pour allergie ont été actualisées [2]. Ces recommandations précisent les situations relevant d’un PAI, avec ou sans trousse d’urgence (avec ou sans adrénaline). Les indications obligatoires de mise en place d’un PAI pour allergie alimentaire avec une trousse comportant de l’adrénaline sont : antécédent d’anaphylaxie liée à un aliment, allergie alimentaire (en dehors d’un syndrome pollens-aliment, caractérisé par des réactions banales à type de démangeaisons ou gonflements des lèvres après la consommation d’un aliment cru comme la pomme) et asthme modéré ou sévère non contrôlé.

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