Les crèmes solaires: les quelques trucs qu’il faut savoir

L’été est là: prudence! 

À l’approche de l’été, les écrans solaires font l’objet d’une remise en cause croissante sur les réseaux sociaux, en particulier aux États-Unis. Porté par des influenceurs, des célébrités et certaines figures politiques américaines, ce mouvement soupçonne certains filtres organiques d’effets perturbateurs endocriniens, accuse les écrans solaires de limiter la synthèse de vitamine D par la peau et conteste parfois leur efficacité dans la prévention des cancers cutanés.

Ces inquiétudes ne sont pas toutes dénuées de fondement : plusieurs études ont montré que certains filtres solaires organiques peuvent passer dans la circulation sanguine, ce qui justifie des recherches toxicologiques complémentaires en cours. De plus, certains de ces filtres ont des effets endocriniens avérés pris en compte par les autorités sanitaires européennes. Mais ces données ne signifient pas pour autant que les écrans solaires sont dangereux ou inutiles. Les recommandations elles-mêmes adoptent une position nuancée, reconnaissant la nécessité de mieux documenter certains ingrédients tout en rappelant que les bénéfices de la protection solaire restent établis.

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Les bénéfices de la protection solaire

Les bénéfices de la photoprotection restent solides : les écrans solaires réduisent les coups de soleil, contribuent à prévenir certains cancers cutanés, ralentissent le photovieillissement et ne semblent pas compromettre de manière significative le statut en vitamine D. Les incertitudes portent davantage sur le choix des filtres, les concentrations acceptables et la qualité des études disponibles que sur le principe même de la protection solaire.

L’enjeu n’est donc pas de choisir entre soleil et écran solaire, mais de promouvoir une exposition solaire raisonnée, suffisante pour les bénéfices physiologiques attendus, sans ignorer les risques bien établis des rayonnements ultraviolets. En pratique, la protection solaire doit rester multimodale : recherche de l’ombre, vêtements couvrants, lunettes, exposition aux heures les moins intenses et utilisation d’un écran solaire adapté lorsque l’exposition est inévitable. Pour les personnes préoccupées par certains filtres organiques, les écrans minéraux à base d’oxyde de zinc ou de dioxyde de titane constituent une alternative rassurante.

Indice SPF 50, ça veut dire quoi?

Votre pédiatre ou votre pharmacien vous parlera d’indice  SPF 50 +, IP 30 ou de « haute ou faible protection  »

Vous connaissez ces chiffres, ces indices, mais que veulent-ils dire exactement?

L’indice FPS (facteur de protection solaire) ou SPF en anglais (sun protection factor) correspond à un facteur de multiplication du temps qui serait nécessaire pour que survienne un coup de soleil sans protection. Ce qui veut dire qu’avec un indice 30, il faudra 300 minutes pour avoir un coup de soleil qu’on aurait normalement en dix minutes sans protection.

Voilà, c’est dit, c’est facile à retenir, vous pourrez épater vos ami(e)s sur la plage.

Mais c’est de la théorie, car il est rare d’appliquer la bonne quantité (2mg de produit par cm2 de peau, soit environ 6 cuillers à café pour le corps entier d’un adulte – la moitié pour un enfant/nourrisson).

En général, seul le quart de cette dose est réellement appliqué!

Et il faut retenir qu’aucune protection n’arrête les rayons du soleil totalement. Une crème d’indice 50 laisse passer 5% des UVB, donc gare. Ces 5% peuvent être très nuisibles pour la peau.

Savoir également que les crèmes solaires protègent essentiellement contre les UVB, croyant que seuls ces rayons favorisent le développement de cancers de la peau. Que néni: les UVA aussi, donc mieux de prendre une crème protégeant contre les UVB et les UVA. Regardez bien les étiquettes.

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Quel indice prendre, donc?

Indice 30 pour un adulte avec exposition moyenne sera suffisant. (en haute montagne il faudra un indice plus élevé).
Pour les enfants: indice 50 minimum, mais pas d’exposition directe au soleil jusqu’à 2 ans: c’est une règle qu’il faut respecter. Le nourrisson avant deux ans doit être mis à l’ombre et l’exposition au soleil doit être la plus courte possible. (le temps d’aller de la voiture à la zone d’ombre). Pour aller faire trempette, lui mettre chapeau, tee-shirt et crème solaire indice 50 et plus. Et vite retour à l’ombre. Éviter les horaires 12h-16h sur la plage.N’oubliez pas que nous recevons 40% des UV de toute une vie pendant l’enfance!

Et gare aux adolescents qui exposent leur dos direct au soleil…pour mieux exposer leurs tablettes de chocolat… et les courbes chez les filles…

Et les répulsifs anti moustiques, à mettre en même temps?

Non, il faut attendre 15 à 20 minutes après avoir mis la crème solaire, avant de mettre le répulsif.

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