Soigner l’eczéma chez le bébé- Stop aux anti histaminiques! – La Maison des maternelles et le Dr Pfersdorff

Votre bébé a la peau sèche ou des rougeurs, il se gratte et ça le rend parfois irritable. C’est sûrement de l’eczéma. Arnault Pferdorff va regarder tout ça de près.

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Présentée par Agathe Lecaron, La Maison des Maternelles est le rendez-vous quotidien consacré à la petite enfance. Dans ce magazine, l’animatrice et les spécialistes qui l’entourent ont pour ambition de répondre aux interrogations des jeunes parents, proposant ainsi une émission de service. En toute liberté, de façon positive et décomplexée !

Votre médecin ne doit plus prescrire d’antihistaminique en cas d’eczéma atomique !!

Prescrire un antihistaminique dans la dermatite atopique est un réflexe courant. Une méta-analyse en réseau de 47 essais randomisés montre que cette habitude ne repose sur aucune preuve solide. aout 2026

La dermatite atopique touche environ 13 % des enfants et 7 % des adultes. Au-delà des lésions cutanées, le prurit chronique, les troubles du sommeil et l’altération de la qualité de vie justifient une prise en charge souvent complexe. Les antihistaminiques oraux sont largement prescrits en traitement adjuvant. De récents travaux ont pourtant montré que, si l’histamine joue un rôle majeur dans l’urticaire et la maladie allergique, le prurit de la dermatite atopique reposerait quant à lui sur des voies indépendantes de l’histamine. Malgré cette incertitude, plus de 20 % des patients au Royaume-Uni et près de 50 % aux Etats-Unis reçoivent encore un antihistaminique. 

Une équipe internationale a entrepris une synthèse des données disponibles, afin de déterminer si cette pratique repose sur des preuves solides. Une revue systématique a été réalisée, avec méta-analyse en réseau de 47 essais randomisés incluant au total 6 230 enfants et adultes, présentant majoritairement une dermatite atopique modérée à sévère. Les antihistaminiques H1 de 1re et 2e génération, ainsi que des stabilisateurs de mastocytes (nédocromil de sodium, cromoglicate de sodium) ou leur association, ont été comparés au placebo ou entre eux, en complément des traitements habituels (émollients et corticoïdes topiques dans la majorité des essais). 

Les auteurs estiment que ces résultats devraient conduire à une évolution des recommandations et à la déprescription des antihistaminiques dans la dermatite atopique, afin de limiter leur utilisation « routinière » dans cette indication. Les traitements anti-inflammatoires topiques, les biothérapies et les inhibiteurs de JAK offrent désormais des options thérapeutiques efficaces. Dans ce contexte, les antihistaminiques pourraient conserver une place limitée, essentiellement chez les patients présentant une affection allergique associée, comme une rhinite allergique ou une urticaire, pour lesquelles ils conservent une efficacité démontrée. 

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