ENFANTS : comment gérer les bobos de l’été ? Dr Pfersdorff sur RCF Radio

Bientôt les vacances. Un temps pour souffler. Mais une période qui peut aussi être source de bobos petits ou grands pour les enfants. Alors, trajet en voiture, bord de mer, montagne. Petit tour d’horizon des situations à risques et leurs solutions avec le Dr Arnault Pfersdorff, pédiatre réanimateur et fondateur de la plate forme de télé conseils pediatre-online.fr

En voiture !

C’est souvent par là que commencent les vacances. Et souvent redouté, le mal de cœur et le vomi qui va avec ! Rien à voir avec le cœur. Cette « cinétose »  (son nom médical), c’est en fait « un déséquilibre entre la vision et l’oreille interne, qui régit la position du corps de l’espace. Le cerveau a alors du mal à tout analyser et ça donne ces nausées, voire des maux de tête. » explique le Dr Pfersdorff.

Quoi faire ? D’abord, contrairement à une idée reçue, ne pas partir l’estomac vide. « Il faut que l’enfant ait mangé raisonnablement, sous peine de problème de glycémie. Et l’avantage aussi, c’est qu’il pourra dormir en digérant ! » Autre conseil :  occulter la vitre pour éviter que l’enfant ne voit pas défiler l’extérieur trop vite. Enfin, insiste le pédiatre, « maintenir une présence à côté lui », comme l’un des deux parents ou frères et sœurs, en lui expliquant le trajet, l’hydrater, éponger son front et faire des pauses régulièrement. Une façon aussi de le rassurer. Car ce mal au cœur peut devenir psychologique : « Si l’enfant a été malade une ou deux fois, avant même que la voiture démarre, il sera conditionné à se sentir mal. » estime le praticien.

En complément : l’homéopathie, (cocculus) ou des sirops antihistaminiques comme le Nausicalm© peuvent aider à réduire ces nausées. Par contre, les lunettes anti nausées ou les bracelets en accu pression autour du poignet n’ont « aucune efficacité » selon le spécialiste. Et si les écrans sont fortement déconseillés avant trois ans, « on pourra exceptionnellement y recourir pour une durée limitée, avant qu’il ne s’endorme. » concède le pédiatre.

A la mer ou en bord de lac,

Attention au coup de chaleur !

A la montagne 

Quoi de plus vivifiant pour respirer un air plus pur, profiter de la vue et marcher à l’ombre des forêts ? Mais là aussi, des précautions s’imposent.

L’altitude : Si possible, pour des très jeunes enfants, éviter les séjours à plus de deux mille mètres. « Cela peut provoquer des petites irritations au niveau des tympans et entrainer des troubles du sommeil. Pas la première nuit, mais la deuxième, ce que j’appelle « la nuit de la java », où l’enfant s’agite et a du mal à trouver le sommeil. »Un phénomène qui se « régule en principe les jours suivants. » rassure le médecin.

Quoi faire ?  Pour un enfant de moins de deux ans, qui ne sait pas encore avaler sa salive, « le faire boire pendant la montée en station pour qu’il décompresse ses tympans. » conseille le Dr Pfersdorff. Eviter aussi les téléphériques qui montent trop vite, car « cela peut entrainer des otites dites « barométriques » et le séjour peut être impacté… »

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