Radio ICI Provence Le « nid vide » n’est pas une fin ! Le message du Dr Arnault Pfersdorff lors de la Fête du Livre Jeunesse d’Eygalières

Le départ du dernier enfant laisse souvent un silence vertigineux. Le pédiatre Arnault Pfersdorff livre ses clés pour apprivoiser ce changement de cap et retrouver son identité de femme ou d’homme.

Le syndrome du « nid vide » n’est pas une fatalité, mais une étape de croissance pour toute la famille. Selon le Dr Arnault Pfersdorff il s’agit d’un véritable remaniement psychologique. Pour le parent, c’est le moment délicat où il faut troquer son habit de « protecteur permanent » contre celui d’un accompagnateur bienveillant. Réussir cet envol, c’est avant tout accepter que l’autonomie de son enfant est le plus beau des trophées, même si cela demande de réapprendre à habiter sa propre maison en solo ou en duo.
« Du jour au lendemain, il y a cette absence qui est là, qui peut résonner, donner un certain nombre de symptômes, parfois même de la dépression« , explique-t-il.

L’APPRENTISSAGE DE LA « DISTANCE NÉCESSAIRE » SELON LE DR PFERSDORFF

Pour préparer au mieux ce départ, Arnault Pfersdorff préconise aux parents d’anticiper la rupture du lien quotidien bien avant le jour J.
Il conseille de cesser d’être « l’assistant personnel » de l’adolescent afin d’éviter que le smartphone ne devienne, par la suite, l’outil d’une assistance à distance.

Selon lui, préparer le terrain consiste à encourager l’auto-résolution des problèmes. Si l’enfant rencontre une difficulté technique ou administrative, le parent doit résister à la pulsion de régler la situation instantanément. En apprenant à différer ses réponses et à laisser l’enfant gérer ses propres « micro-crises » lorsqu’il est encore sous le toit familial, on désamorce le réflexe du SOS numérique permanent.

LA « JUSTE DISTANCE » À L’HEURE DU NUMÉRIQUE

Attention au piège des smartphones qui maintiennent un cordon ombilical artificiel. Il a partagé avec nos auditeurs une réflexion marquante : les parents restent connectés en permanence à leurs enfants, parfois au risque de nourrir l’angoisse. « Cette immédiateté empêche d’avoir du recul« , analyse-t-il. « Il faut faire confiance à son enfant (…) et savoir attendre. » Car le temps ne s’écoule pas de la même manière pour des parents seuls à la maison et pour un jeune adulte plongé dans sa nouvelle vie. Ce lien permanent, s’il peut paraître rassurant face au syndrome du « nid vide », s’avère être un piège pour l’autonomie. En sollicitant l’avis de ses parents pour le moindre micro-choix du quotidien via WhatsApp ou FaceTime, le jeune adulte ne développe pas sa propre capacité d’arbitrage.

Auteur du livre “Ados, le décrypter, le motiver, l’aider à s’accomplir”, le médecin rappelle une idée essentielle : « Un enfant n’appartient pas à ses parents. » Pour lui, l’autonomie se construit dès la petite enfance. « Il faut savoir le laisser quitter le nid, c’est important« , insiste Arnaud Pfersdorff, qui encourage les parents à accompagner progressivement leurs enfants vers l’indépendance, sans vouloir tout contrôler.

Pour lui, la clé réside dans une communication choisie plutôt que subie, permettant à chacun de respirer sans se perdre de vue. L’enjeu est de savoir « couper le Wi-Fi » de la dépendance. Pour cela il est essentiel de laisser de la place au silence et à l’absence pour que l’enfant puisse enfin habiter sa propre vie, loin du regard et du contrôle, même bienveillant, de ses parents.

Auteur du livre “Ados, le décrypter, le motiver, l’aider à s’accomplir”, le médecin rappelle une idée essentielle : « Un enfant n’appartient pas à ses parents. » Pour lui, l’autonomie se construit dès la petite enfance. « Il faut savoir le laisser quitter le nid, c’est important« , insiste Arnaud Pfersdorff, qui encourage les parents à accompagner progressivement leurs enfants vers l’indépendance, sans vouloir tout contrôler.

Pour lui, la clé réside dans une communication choisie plutôt que subie, permettant à chacun de respirer sans se perdre de vue. L’enjeu est de savoir « couper le Wi-Fi » de la dépendance. Pour cela il est essentiel de laisser de la place au silence et à l’absence pour que l’enfant puisse enfin habiter sa propre vie, loin du regard et du contrôle, même bienveillant, de ses parents.

UN WEEK-END SOUS LE SIGNE DE LA TRANSMISSION À EYGALIÈRES

Cette transition de vie passe aussi par la culture et le partage. C’est l’un des messages que porte Arnault Pfersdorff, que vous pourrez retrouver

samedi 16 mai, à la 2ème Fête du Livre Jeunesse d’Eygalières Co-organisateur de l’événement aux côtés de la municipalité et de la Librairie de l’Avenir il y accueillera notamment la célèbre Susie Morgenstern. Une occasion parfaite pour les familles de toutes générations de se retrouver autour du plaisir de lire.

 

 

 

  • TOUS MES LIVRES FAITS POUR VOUS ET VOTRE ENFANT

    .

     

     

     

     

     

     

    .