L’énurésie, c’est quoi?
Petit point route ce matin avec vous Arnault Pfersdorff sur le pipi au lit autrement appelé énurésie. Y a-t-il des comportements à éviter en amont pour éviter l’énurésie, peut-on anticiper ?
Partie 1 ICI
Partie 2 ICI
Enurésie primaire ou secondaire?
Plus de 500.000 enfants âgés de 5 à 15 ans sont atteints en France d’énurésie nocturne primaire isolée (ENPI), un problème fréquemment passé sous silence alors qu’une prise en charge adaptée comportant un traitement spécifique permet d’accélérer sa disparition dans la majorité des cas. L’énurésie reste aujourd’hui encore un problème trop souvent banalisé, dont les répercussions tant sur la vie de l’enfant que sur celle de la famille sont sous-estimées.
En effet, elle est source de perte d’estime de soi pour l’enfant, de difficultés de socialisation (votre enfant ne va pas vouloir aller dormir chez des camarades s’il est invité, il a honte, il a peur que ça se sache, que ça se voie, que ça se sente), de conflits familiaux (il n’est pas rare de voir un papa ou une maman s’énerver et utiliser des mots qui vont perturber l’enfant) et souvent un grand désarroi pour toute la famille.
Il est à noter qu’un enfant dont le père ou la mère était énurétique a 44% de risques de l’être à son tour et ce risque est augmenté à 77% si les deux parents l’étaient eux-mêmes.
Quelques chiffres
elle est fréquente: à 5 ans, elle concerne 15% des enfants, à 7 ans 10%, à 10 ans 5% et à 15 ans 1%.
Plus souvent les garçons que les filles.
La guérison à la puberté n’est pas systématique: le risque pour un enfant souffrant d’ENI non traitée de rester énurétique à l’âge adulte est de 3%= d’où l’importance de la prendre en charge assez tôt.
Il faudra donc en parler avec votre pédiatre, ce sera d’ailleurs lui qui vous interrogera à ce sujet pour savoir où en est votre enfant. A partir de là, c’est en collaboration avec lui, vous les parents et votre enfant que les choses s’enclencheront, après un interrogatoire pour préciser le mode de vie, les ATCD de l’enfant, etc.
De nombreux moyens vous seront proposés à adapter en fonction de critères propres à chaque enfant. Cliquez ICI
Présentée par Agathe Lecaron, La Maison des Maternelles est le rendez-vous quotidien consacré à la parentalité et petite enfance. Dans ce magazine, l’animatrice et les spécialistes qui l’entourent ont pour ambition de répondre aux interrogations des jeunes parents, proposant ainsi une émission de service. En toute liberté, de façon positive et décomplexée !
Fuites urinaires nocturnes de l’enfant : quand banaliser et quand s’inquiéter ?
L’énurésie nocturne est un motif fréquent de consultation en pédiatrie générale et en néphrologie pédiatrique. Avant 6 ans, l’énurésie nocturne est simplement désignée comme épisodes d’énurésie nocturne. Ces limites d’âge sont basées sur les enfants qui ont un développement normal.
L’incontinence nocturne est un symptôme, non un diagnostic, et nécessite la recherche d’une cause sous-jacente.
L’énurésie nocturne touche environ 30 % des enfants à 4 ans, 10 % à 7 ans, 3 % à 12 ans, et 1 % à 18 ans. Environ 0,5 % des adultes continuent à avoir des épisodes de fuites urinaires nocturnes. L’énurésie est plus fréquente chez les garçons et en cas d’antécédents familiaux de ce trouble.
L’International Children’s Continence Society (ICCS) et l’Association française d’urologie distinguent différentes définitions d’énurésie:
- L’énurésie primaire isolée qui est une incontinence (perte d’urine incontrôlable), intermittente (pendant le sommeil), primaire (< 6 mois sec), isolée (pas de fuites le jour), chez un enfant de plus de 5 ans.
- L’énurésie secondaire qui correspond à une réapparition d’une incontinence nocturne après 6 mois ou plus de contrôle mictionnel.
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