Comment savoir si votre habitat (appartement, chambres des enfants) ne contient pas de polluants allergisants? (acariens, moisissures, etc.)

Éviction?

En cas d’allergie chez votre enfant ou chez vous même, une fois des tests sanguins ou cutanés effectués parce que des symptômes comme de la toux, des rhumes persistants, des troubles du sommeil, des ronflements, etc. perturbent votre santé, que faire?

Certes, il y a les traitements anti allergie qui vont vous être prescrits par votre médecin. Mais prendre des sirops ou des comprimés pour diminuer la toux ou les yeux qui coulent ou le nez qui est une vraie fontaine alors que l’agent qui provoque ces symptômes persiste, ça ne sert à rien. Tout au plus à faire gagner de l’argent aux laboratoires pharmaceutiques, sans compter les effets secondaires de ces médicaments, ils sont nombreux.

Il n’y a qu’à voir: la plupart de ceux qui sont à peu près efficaces sont…interdits chez les enfants de moins de 2 ans, voire même de 12 ans. C’est tout dire !

Le mieux est donc de commencer par le commencement. Faire le tour de votre lieu de vie. Parfois, c’est facile: retirer une moquette dans la chambre de votre enfant, retirer toutes les peluches qui sont sur son lit, aérer la chambre, éviter que le chat n’aille partout si une allergie aux poils de chat a été détectée, etc. C’est facile. Et encore.

Mais parfois, il peut être utile de faire appel à un Conseiller en environnement intérieur (CMEI).

Lui va pouvoir faire le tour de votre appartement pour y détecter les allergènes domestiques. C’est une profession qui existe depuis 1991. C’est le médecin spécialiste (pédiatre, pneumologue, allergologue) qui va déclencher son passage, en collaboration avec l’ARS (Agence Régionale de Santé) de votre lieu d’habitation. Il fera un audit de la qualité de l’air au domicile du patient. Le médecin vous fera une ordonnance dans ce sens. C’est entièrement pris en charge.

Le CMEI commencera par remplir un questionnaire (habitudes de vie, animaux domestiques, utilisation de parfums d’ambiance, de plantes, encens, travaux récents).

Ensuite, il fera un bilan pièce par pièce grâce à différents appareils de mesure (flux d’air, température, composés volatils, monoxyde de carbone, température, particules, moisissures, etc.).

Cela va durer en moyenne deux à trois heures.

Le plus souvent, ce qui est retrouvé, c’est le confinement du logement et l’humidité.

Un diagnostic est posé, qui servira pour aider à changer de logement si besoin (si locataire) ou à faire entreprendre des travaux.

Le médecin spécialiste pourra aussi adapter le traitement de l’enfant ou de l’adulte grâce à ce bilan.

La plupart du temps des règles simples, sans besoin de travaux, permettent déjà une amélioration:

  • bien entretenir les bouches de VMC
  • ne pas utiliser de produits de diffusion dans l’air à type d’encens ou huiles essentielles
  • attention aux produits de rénovation qui peuvent être agressifs
  • ne pas surchauffer l’habitat
  • aérer souvent une pièce, minimum quinze minutes par jour.

 

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