L’asthme chez le jeune enfant = ICI la vidéo
C’est la maladie chronique la plus fréquente chez l’enfant. Le Dr Pfersdorff nous fait un point route sur l’asthme pédiatrique… Présentée par Agathe Lecaron, La Maison des Maternelles est le rendez-vous quotidien consacré à la petite enfance
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Chez l’enfant, l’asthme léger ne signifie pas bénin
Un asthme chez un enfant, même léger, doit être diagnostiqué et traité. Son sous-diagnostic — 20 % à 6 ans, 70 % à 1 an — s’associe à une morbidité évitable en l’absence de prise en charge appropriée : survenue d’exacerbations parfois sévères, recours aux corticoïdes systémiques, plus de bronchodilatateurs de courte durée d’action et altération de la croissance pulmonaire, susceptible d’aboutir à une obstruction bronchique fixée, avec un risque de BPCO à l’âge adulte.
L’asthme léger, le plus fréquent chez l’enfant, se définit de manière rétrospective par le niveau de traitement nécessaire pour obtenir et maintenir le contrôle de la maladie. Il correspond à un asthme contrôlé sous faible dose de corticostéroïdes inhalés (CSI) ou sous association CSI-formotérol à la demande.
Mais que faire avant un asthme?
Devant un tableau clinique évocateur d’asthme, les explorations fonctionnelles respiratoires renforcent le diagnostic, ainsi que la radiographie de thorax de face en inspiration et l’exploration allergologique, qui sont recommandées. « Mais ces trois examens complémentaires ne doivent pas retarder la mise en route d’un traitement de fond, s’il est justifié », souligne la Dr Stéphanie Lejeune (CHU de Lille).
Le grade de sévérité initial (intermittent ou persistant) avant traitement est déterminé par la fréquence des symptômes dans les trois derniers mois, le nombre de crises graves dans l’année précédente, la fonction respiratoire, la limitation des activités et la présence d’antécédents à risque.
Paliers de prise en charge
Chez l’enfant ayant un asthme intermittent (palier 1), les bronchodilatateurs de courte durée d’action à la demande sont indiqués, sans traitement de fond.
Chez tous les enfants ne répondant pas aux critères d’asthme intermittent (palier 2), les corticostéroïdes inhalés (CSI) à doses faibles, administrés de façon continue (aérosol doseur pressurisé + chambre d’inhalation et embout buccal) sont indiqués. Le montélukast est moins efficace, et responsable d’effets secondaires neuropsychiatriques chez 20 % des enfants.
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