L’oesophagite
L’oesophage, c’est le « tuyau » qui permet aux aliments, à la salive d’aller du fond de la bouche à l’estomac.
En principe, les aliments ne doivent pas remonter de l’estomac vers le haut, mais dans les premiers mois de vie, celà peut arriver, on parle de régurgitations la plupart du temps, rarement il peut s’agir d’un reflux gastro oesophagien, le RGO, il faut être médecin pour en faire le diagnostic (attention à internet, à l’IA), qui demandera dans certains cas une échographie, voire une endoscopie pour assurer le traitement adapté.
Rarement il peut y avoir des « brulures » au niveau du bas de l’oesophage, qui peut être due à une oesophagite.
Celle-ci n’est pas uniquement due à des RGO, d’autres causes existent.
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Les symptômes?
Les symptômes ayant conduit à la réalisation d’une endoscopie œsophagienne étaient variés. Certains évoquaient une pathologie digestive haute : vomissements (39 %), dysphagie (32 %), impaction alimentaire (29 %), refus alimentaire (20 %), reflux gastro-œsophagien (12 %). D’autres orientaient vers une pathologie digestive générale : douleurs abdominales (15 %), diarrhée (14 %), constipation (5 %). D’autres enfin semblaient sans lien évident avec l’œsophage, comme l’eczéma.
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Quelles causes pour l’oesophagite dite à éosinophiles (OE)?
Chez l’enfant, l’œsophagite à éosinophiles impose des biopsies systématiques, même en muqueuse d’aspect normal.
L’œsophagite à éosinophiles (OE) est une maladie chronique, multifactorielle, inflammatoire à médiation immune. Le processus immunologique sous-jacent débute par une exposition aux allergènes alimentaires, qui provoque une inflammation caractérisée par l’accumulation d’éosinophiles dans la muqueuse œsophagienne. Au fil de l’évolution, cette inflammation chronique contribue à un cycle de dysfonction de la barrière épithéliale et à un remodelage tissulaire pouvant aboutir à des sténoses (obstacle) œsophagiennes.
La prévalence de l’OE a augmenté rapidement ces dernières années, au point de devenir la première cause de dysphagie et d’impaction alimentaire chez l’enfant et le jeune adulte. Les manifestations cliniques pédiatriques varient selon l’âge : refus alimentaire et retard de croissance chez les nourrissons, dysphagie et impaction alimentaire chez les enfants plus âgés. Le diagnostic repose sur l’endoscopie œsophagienne.
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Et on fait quoi?
Le traitement de première ligne inclut un régime d’éviction alimentaire (en cas d’allergie) , des inhibiteurs de la pompe à protons (IPP) comme par exemple l’inexium ou des corticoïdes.
Dans les cas les plus sévères, une corticothérapie générale et des dilatations endoscopiques peuvent être indiquées.
Un nouveau médicament semble mieux agir, le dupilumab, anticorps monoclonal mais les données à long terme restent limitées.
Ne pas faire d’amalgame entre RGO, régurgitations, allergies, oesophagite et…le reste
Dans tous les cas, attention à ne pas faire de confusion chez un bébé ou un nourrisson. Mais des pleurs excessifs, une mauvaise prise poids, un appétit médiocre ou perturbé amèneront le médecin à demander les justes examens. Pour être certain du diagnostic et éviter de donner des médicaments trop forts (comme souvent hélas) avec effets secondaires, il faudra peut-être passer par un endoscopie et biopsie (c’est rapide et pas douloureux).












