Alerte sur la gamme de lait PICOT, BLEDILAIT, GALIA CALISMA…

Santé Lait contaminé : premier cas confirmé chez un bébé février 2026

Un premier cas d’intoxication à la toxine céréulide a été confirmé chez un bébé hospitalisé à Montpellier, selon Radio France. L’enfant, âgé d’un peu moins d’un mois – 24 jours – avait été hospitalisé du 6 au 7 février après avoir consommé un lait infantile de la marque Gallia Calisma (Danone) contaminé par la toxine céréulide et visé par un rappel officiel. La concentration de toxine découverte dans les selles du bébé était supérieure à la dose de référence

Quels signes doivent alerter pour consulter?

L’évolution est très généralement favorable, avec une régression spontanée des symptômes en 6 à 24 heures. Toutefois, chez le nourrisson, le risque principal est la déshydratation aiguë. La prise en charge thérapeutique d’une toxi-infection alimentaire est symptomatique et repose sur la réhydratation par solution de réhydratation orale (SRO). « La prise fractionnée de SRO est le meilleur traitement pour diminuer les vomissements », à savoir 10 – 15 ml toutes les 10 – 15 minutes.

« Une consultation médicale urgente est notamment indiquée en cas de signes de gravité : déshydratation (perte de poids, bouche sèche, pas ou peu d’urines dans la couche, yeux creux, absence de larmes…), fièvre élevée persistante, sang dans les selles, vomissements répétés ou pour tout nourrisson âgé de moins de 3 mois présentant des symptômes ».

En l’absence de critère de gravité, il n’est pas indiqué de procéder à la recherche de la bactérie, ni de la toxine par diagnostic biologique, est-il indiqué. Pour rappel, la bactérie Bacillus cereus se caractérise par sa présence ubiquitaire dans l’environnement et son caractère thermosensible.

Si un cas grave venait à être identifié, il convient de l’adresser aux urgences hospitalières afin de faire l’objet d’une prise en charge adaptée. Ces situations doivent faire l’objet d’un signalement à l’agence régionale de santé.

lire la suite dans le Quotidien du médecin 31 janvier 2026

Conduite à tenir à la suite du retrait-rappel de plusieurs lots de laits infantiles

MESSAGES CLÉS

Dans un communiqué de presse commun , le ministère de la Santé et le ministère de l’Agriculture expliquent que cette alerte internationale est motivée par le risque de contamination d’une huile riche en acide arachidonique (huile ARA) produite par un fournisseur chinois et entrant dans la formulation des laits infantiles « pour le bon développement des bébés ». 

L’acide arachidonique (ARA) est un acide gras polyinsaturé à longue chaîne qui fait partie de la catégorie des acides gras oméga-6. Les acides gras oméga-6 sont naturellement présents dans le lait maternel. La teneur en acides gras dépend cependant fortement de l’alimentation de la mère. Cette matière première aurait été contaminée par des bactéries Bacillus cereus capables d’engendrer une toxine, le céréulide, pouvant provoquer vomissements et nausées.

→ Des retraits sont en cours au niveau international concernant des laits infantiles contenant une huile riche en acide arachidonique (huile ARA) susceptible d’être contaminée par la toxine céréulide.

→ Une certaine opacité s’est installée, d’autres laboratoires vont probablement encore retirer des lots…

→ La Céruléide, cette toxine sécrétée à partir de l’ARA, acide archidonique, rajouté comme 

Les produits faisant l’objet de ces rappels sont listés sur le site RappelConso. ou ICI

→ A ce jour, aucun lien n’a scientifiquement été démontré entre la consommation d’un lait infantile retiré du marché et une éventuelle pathologie ou le décès d’un nourrisson.

→ Les services de l’Etat sont pleinement mobilisés pour accompagner la gestion de cette alerte.

Des associations de parents portent plainte et c’est une bonne chose, pour lutter contre une certaine opacité. Les questions se multiplient sur la gestion de la crise par les industriels et les autorités. L’association Foodwatch a déposé plainte contre X auprès du tribunal judiciaire de Paris, jeudi 29 janvier, au côté de huit familles dont les enfants ont été malades après avoir consommé des laits Guigoz, de Nestlé, Picot, de Lactalis ou Babybio Optima, de Vitagermine

→ A ce titre, toute situation préoccupante susceptible de suggérer une intoxication à la suite de la consommation d’un lait incriminé doit être signalée à votre Agence régionale de Santé.

Le fabricant de lait infantile Nutribio a lui aussi ordonné le rappel de ses produits en raison d’une suspicion de contamination par la toxine céréulide.

Jour après jour, la liste des fabricants de lait infantile ordonnant le rappel de laits s’allonge. Après Nestlé le 6 janvier, le numéro 1 du lait Lactalis mercredi dernier, Danone samedi et la société spécialisée dans l’alimentation bio Vitagermine dimanche, c’est au tour de la firme Nutribio d’être touchée par la crise du lait contaminé. Le groupe a annoncé ce lundi qu’il allait procéder « par précaution eten coordination avec les autorités sanitaires, à des mesures de rappel volontaire ciblés à l’international ». La firme, qui commercialise les laits Nactalia, Sunny Baby et Lailac, n’a pas encore précisé quels pays étaient touchés par ce rappel, mais a indiqué que la marque Nactalia Bio France n’était pas concernée. A l’international, la firme suisse Hochdorf a également ordonné le retrait du marché de milliers de lots de lait infantile. 

La liste des lots de laits, actualisée au 29 janvier 2026:

Cliquez ICI pour accéder à la liste actualisée

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Toxine Céréulide en provenance de l’huile ARA:

Depuis décembre, une alerte internationale est en cours sur des laits infantiles potentiellement contaminés par une toxine, la céréulide, pouvant être produite par certaines souches de bactéries, dont Bacillus cereus. La source de cette contamination provient de la matière première d’huile riche en acide arachidonique » (huile ARA) entrant dans la composition de certains laits mis sur marché. A titre de précaution, plusieurs industriels ont été amenés à rappeler proactivement des produits commercialisés.

Comment se forme le céréulide ? Le céréulide est une toxine produite par certaines souches de bactéries de l’espèce B. cereus. Ces bactéries telluriques, présentes dans les sols, se retrouvent très fréquemment dans les aliments (légumes, céréales, viandes, produits laitiers, épices, herbes aromatiques…), la plupart du temps sans risque sanitaire.

« Bacillus cereus est un groupe de souches bactériennes très diverses, qui ont des caractéristiques de croissance et une pathogénicité variables », décrit Véronique Broussolle, directrice de recherche à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement. Ces bactéries ont toutefois une caractéristique commune : elles ont la capacité de former des spores qui leur permettent de survivre même dans des conditions qui ne sont pas favorables à leur croissance – là où d’autres bactéries meurent faute de pouvoir se développer.

Impossible de détecter la toxine céréulide chez les enfants en France

Vendredi dernier, on a appris que deux enquêtes ont été ouvertes pour élucider les causes de la mort de deux nourrissons qui ont consommé du lait provenant de lots retirés. L’un des enfants est mort à Angers le 23 décembre, l’autre à Bordeaux il y a deux semaines. « Il y a des éléments qui nous permettent de penser que cette piste est sérieuse et il y en a d’autres qui nous éloignent un petit peu, il est trop tôt pour donner des détails » a indiqué, sans plus de précision, le procureur de la République d’Angers.

S’il est aussi difficile de déterminer si ces enfants malades ont bien été contaminés par la toxine céréulide, c’est tout simplement parce qu’il n’existe « pas de centre national de référence concernant cette bactérie » explique l’Institut Pasteur. Il est donc possible de rechercher la bactérie Bacillus cereus ainsi que la toxine céréulide dans le lait consommé par les enfants (les résultats de ces analyses sont attendus dans les deux semaines) mais il est, en l’état, impossible de rechercher la toxine chez les enfants atteints. 

 

Un communiqué de presse interministériel a été publié le 22 janvier 2026 et est disponible sur le site du ministère chargé de la santé :

 

https://sante.gouv.fr/actualites-presse/presse/communiques-de-presse/article/point-de-situation-autour-des-retraits-rappels-volontaires-des-laits-infantiles

 

A ce jour, aucun lien n’a été scientifiquement démontré entre la consommation d’un lait infantile retiré du marché et une éventuelle pathologie ou le décès d’un nourrisson. Le présent document vous présente les conduites à tenir vis-à-vis des patients qui seraient amenés à consulter dans le cadre de cette alerte, ainsi que les recommandations générales à l’attention des familles.

Symptômes à rechercher chez les nourrissons:

  • Les signes cliniques évocateurs d’une intoxication par la toxine céréulide sont ceux d’une toxi- infection alimentaire. Chez le nourrisson, les symptômes sont dominés par des vomissements précoces et répétés pouvant être accompagnés d’une diarrhée et d’une fièvre modérée à élevée.
  • Le délai d’apparition des symptômes est court, le plus souvent compris entre 1 et 12 heures après l’ingestion de l’aliment ou du lait contaminé. L’évolution est très généralement favorable, avec une régression spontanée des symptômes en 6 à 24 heures. Toutefois, chez le nourrisson, le risque principal est la déshydratation aiguë.

 

Les mesures de retrait:

A ce jour, plusieurs industriels produisant des laits infantiles ont mis en place des mesures volontaires de rappel de produits qui sont identifiables d’après les fiches publiées sur le site https://rappel.conso.gouv.fr régulièrement mis à jour.

 

Les personnes ayant acheté des produits issus des lots concernés sont invitées à ne plus les consommer.

Par mesure de précaution, la société Lactalis Nutrition Santé (LNS) demande à tous les points de vente concernés de retirer les boîtes de laits infantiles PICOT issus des lots suivants : 

En pharmacie d’officine [1] : 

  • PICOT Nutrition quotidienne 1er âge (enregistré sous le nom PICOT Standard 1 dans la base de données VIDAL) :
    • pot de 400 g (EAN 3551101547897) : lot 8000003312 (péremption 26/02/2027)
    • pot de 800 g (EAN 3551101545343) : lot 8000003297 (péremption 20/02/2027)
  • PICOT Nutrition quotidienne 2e âge (enregistré sous le nom PICOT Standard 2 dans la base de données VIDAL) :
    • pot de 800 g (EAN 3551101545350) : lot 8000003280 (péremption 29/01/2027)
  • PICOT AR 2e âge (enregistré sous le nom PICOT EXPERT AR 2 dans la base de données VIDAL) : 
    • pot de 800 g (EAN 3551101547705) : lot 8000003400 (péremption 20/03/2027)

Dans les autres points de vente (supermarchés) : 

  • PICOT Standard 1er âge (GTIN 3551102095564) et 2e âge (GTIN 3551102095571) en pot de 850 g [2] : lots 8000003298 (péremption 20/02/2027) et 8000003281 (péremption 29/01/2027)
  • lire la suite ICI sur Vidal.fr