Effets et dangers des drogues en circulation (stupéfiants, psychotropes, etc) mais aussi tabac, alcool

credit @sirimaderes

Il n ‘y a pas de drogues douces!!

Alcool, nicotine, cannabis : les substances dites « douces » exercent des effets profonds et durables sur le cerveau en maturation. Les pédiatres ont un rôle clé dans leur dépistage précoce.

L’adolescence est une étape du développement aux multiples facettes, marquée par de profonds changements neurobiologiques, psychologiques et comportementaux. Durant cette période, le cerveau connaît un remodelage structurel et fonctionnel extensif, particulièrement dans les régions impliquées dans le fonctionnement exécutif, le contrôle des impulsions et la sensibilité à la récompense. Cette vulnérabilité neurobiologique particulière, combinée aux comportements à risque propres à cet âge, fait de l’expérimentation de substances psychoactives un enjeu majeur de santé publique.

l’adolescence constitue une période de vulnérabilité neurobiologique particulière. Les substances les plus largement consommées (alcool, nicotine, cannabis) exercent des effets profonds sur le cerveau en maturation, influençant l’élagage synaptique, la myélinisation et l’épigénome d’une façon pouvant conduire à des séquelles structurelles et fonctionnelles durables. L’émergence du cannabis fortement dosé, du vapotage et de l’usage non médical de médicaments dans un environnement numérique représente des risques supplémentaires.

Alcool, nicotine, cannabis : des effets biologiques documentés

Les effets biologiques des substances les plus largement consommées sont désormais bien documentés. L’éthanol perturbe le système glutamatergique par antagonisme des récepteurs NMDA, essentiels à la mémoire et à la plasticité synaptique. Une exposition chronique intermittente entraîne une régulation positive compensatoire qui, lors du sevrage, peut provoquer un « orage glutamatergique » excitotoxique, contribuant au stress cellulaire et à la perte neuronale. Des modifications structurelles évoluent en parallèle : réduction de l’épaisseur du cortex préfrontal, diminution du volume de la base du prosencéphale. De surcroît, la consommation d’alcool entraîne à long terme des altérations immunitaires par la voie du récepteur toll-like 4, médiateur de l’inflammation neuronale et du déclin cognitif ultérieur.

La nicotine cible les récepteurs nicotiniques à l’acétylcholine, essentiels pour moduler la libération des neurotransmetteurs et guider le développement cérébral. Au-delà de son potentiel addictif, elle constitue une porte d’entrée biologique par amorçage épigénétique : son exposition induirait l’acétylation des histones au niveau du promoteur du gène Fosb dans le nucleus accumbens, augmentant la sensibilité cérébrale à l’effet de récompense de la cocaïne et expliquant pourquoi la nicotine précède souvent le passage à des drogues plus dures.

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Un cerveau en construction, particulièrement vulnérable

Le cerveau des adolescents n’est pas simplement une version réduite du cerveau adulte mais un système en perpétuel changement caractérisé par une neuroplasticité élevée. Sa malléabilité est essentielle pour l’apprentissage et l’adaptation à un environnement social de plus en plus complexe. De ce fait, le cerveau est exceptionnellement vulnérable aux agressions de l’environnement, notamment les substances psychoactives.

 

Sachez de quoi il s’agit si vous avez un ado et que vous craignez qu’il touche à certaines substances.

Le cannabis
Le cannabis se présente sous forme d’herbe, de haschisch ou d’huile. Il rend gai, apaise, voire endort. Il entraîne à haute dose des difficultés à travailler, brouille la vue, la mémoire et la perception du temps. La dépendance psychique au cannabis est minime physique, moyenne à forte.

La cocaïne
La cocaïne se présente sous la forme d’une fine Poudre blanche. Ses premiers effets passés – euphorie, agilité intellectuelle, indifférence à la douleur, à la fatigue, elle accélère le rythme cardiaque, provoque des sautes d’humeur, des crises de panique et de paranoïa. Très sérieuse dépendance psychique.

L’ecstasy
L’ecstasy est un petit comprimé coloré qui désinhibe, donne la pèche, et permet de se surpasser. Sa consommation est particulièrement décommandée aux asthmatiques, cardiaques, diabétiques, etc. Après la prise, risques de déshydratation, d’angoisse, de dépression. Possible dépendance psychique.

L’héroïne
L’héroïne, dérivée de la morphine, est vendue en poudre. Puissant anxiolytique, elle rend euphorique et extatique. Consommée régulièrement, elle crée une dépendance rapide, engendre des troubles du comportement alimentaire et du sommeil. Risques de contamination en cas d’injection – sida, hépatite – et d’overdose.

L’alcool
L’alcool égaie, désinhibe, détend. Outres les risques sanitaires qu’il engendre – cancers, maladies du foie, troubles cardio-vasculaires et psychiques -, il diminue la vigilance, rend violent, voire incontrôlable.

Le tabac
Le tabac détend, stimule, rassure. Il est avéré depuis quelques années qu’il rend physiquement et psychiquement dépendant. Responsable d’un cancer sur quatre, il est à l’origine de nombreuses maladies cardio-vasculaires.

Les médicaments
Les anxiolytiques, hypnotiques, neuroleptiques et autres antidépresseurs, détournés de leur fonction première, excitent, troublent le comportement, et rendent fortement dépendant. Plus on en consomme, plus on en veut.

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