Le mal de mer, de l’air ou de la route – A quoi est-ce du? Que faire?

On parle de mal des transports ou Cinétose

Le mal de mer, de l’air ou de la route est un trouble lié aux déplacements, qui provoque nausées et vomissements. Mais il ne survient pas uniquement lors d’un transport : les pratiquants de planche à voile, de voile et même de plongée peuvent eux aussi souffrir de cette perturbation du centre de l’équilibre.

Article écrit et rédigé par EurekaSanté ICI

Quels sont les symptômes du mal des transports ?

Le mal des transports (également appelé cinétose ou naupathie) commence par une sensation de malaise et un manque d’appétit. Puis surviennent des nausées, souvent accompagnées d’une transpiration abondante, de vertiges et d’une salivation plus ou moins importante. Des vomissements surviennent jusqu’à ce que l’estomac soit vide, et même au-delà. À ce stade, le mal des transports ne disparaît pas forcément, et l’on peut continuer à ressentir des nausées. Dans les cas plus graves, c’est l’épuisement total avec apathie et hébétude. Heureusement pour ceux qui aiment les croisières, l’organisme finit par s’habituer au bout de quelques jours.

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Quelles sont les complications éventuelles du mal des transport ?

En général, aucune complication n’est à craindre, car les symptômes disparaissent dès la fin du trajet ou le retour sur la terre ferme. Toutefois, l’état des petits enfants est à surveiller de près en cas de vomissements. En effet, s’ils n’arrivent pas à garder des aliments liquides dans l’estomac, ils risquent une déshydratation.

Le mal des transports est-il fréquent ?

Le mal de transport est rare chez les tout-petits. Il devient plus courant chez les enfants de 2 à 12 ans, puis régresse à l’adolescence. A l’âge adulte, les femmes sont plus touchées, notamment pendant la grossesse ou les règles.

Des antécédents de migraine sont un facteur favorisant.

Quelles sont les causes du mal des transports ?

Les causes du mal des transports sont complexes. L’organe de l’équilibre dans l’oreille interne perçoit très rapidement les balancements, les roulis, les ralentissements et les accélérations du moyen de transport ; il transmet ces excitations au centre de l’équilibre du cerveau. De même, les yeux et les récepteurs sensoriels des muscles et des articulations renvoient leurs informations sur la position du corps dans l’espace, mais moins rapidement que l’oreille interne. Le centre de l’équilibre reçoit donc en peu de temps des messages divers en partie contradictoires, qu’il ne peut traiter correctement. Le cerveau est pour ainsi dire « déconcerté » et réagit en conséquence en provoquant les troubles du mal des transports.

Le mal des transports est plus fréquent en bateau (mal de mer) mais peut aussi survenir avec les autres moyens de transport. Il survient plus souvent lorsque les mouvements sont importants (virages en montagne, turbulences en avion…).

Quelques conseils pour prévenir le mal des transports

Des mesures simples permettent souvent d’éviter le mal des transports :

  • Evitez les repas copieux à votre enfant avant le voyage, mais ne partez pas pour autant à jeun. Privilégiez une nourriture solide plutôt que liquide.
  • Renoncez à l’alcool, au tabac et au café, avant et pendant le voyage. Choisissez une section non-fumeurs dans les trains où la cigarette est encore permise et abstenez-vous de fumer en voiture.
  • Maintenez la tête droite, sans faire de mouvements brusques pendant le voyage.
  • En voiture, installez-vous à l’avant à côté du conducteur, ou à l’arrière au milieu, et regardez loin devant vous.
  • Dans le train ou sur le bateau, asseyez-vous dans le sens de la marche. Certaines personnes se sentent mal quand elles sont installées dans le sens contraire.
  • Choisissez une place près de la fenêtre et regardez le paysage au loin. Tant que les yeux perçoivent le déplacement, le mal se manifeste moins rapidement.
  • En bateau, évitez de rester à l’intérieur, les espaces confinés favorisent l’apparition des symptômes.
  • Si vous êtes sujets au mal des transports abstenez-vous de lire, d’écrire ou d’entreprendre une activité qui réclame votre attention visuelle.
  • L’efficacité des bracelets contre le mal des transports n’a jamais été prouvée. Ils sont supposés faire pression sur un point d’acupuncture qui préviendrait les nausées. Pas efficace.

La phytothérapie en cas de mal des transports

Le rhizome de gingembre, sous forme de poudre ou de jus, peut être proposé dans la prévention et le traitement des nausées dues au mal des transports et au mal de mer. Plusieurs études ont montré son intérêt dans cette situation.

Quelques études ont également indiqué une certaine efficacité des extraits de menthe poivrée dans le traitement des nausées.

CE N’EST PAS INDIQUÉ CHEZ LES ENFANTS DE MOINS DE 6 ANS.

Les traitements médicamenteux en cas de mal des transports

Il existe plusieurs types de médicaments pour prévenir ou traiter le mal des transports. Ils sont vendus avec ou sans ordonnance selon les cas. ATTENTION: CES TRAITEMENTS NE SONT PAS TOUJOURS ADAPTÉS AUX ENFANTS, VOYEZ AVEC VOTRE MÉDECIN.

Des antihistaminiques H1 sont indiqués dans la prévention et le traitement du mal des transports. Selon les médicaments, ils sont utilisables chez l’adulte, chez l’enfant de plus de 2 ans ou de plus de 6 ans selon la molécule. Ils peuvent être obtenus sans ordonnance sur les conseils de votre pharmacien, néanmoins leur utilisation sans avis médical est déconseillée chez la personne âgée et chez la femme enceinte ou qui allaite. Ils doivent être pris une demi-heure à une heure avant le départ, puis si besoin, au cours du voyage en respectant un intervalle d’au moins six heures entre les prises.

La scopolamine, de la famille des atropiniques, peut être utilisée sur prescription médicale pour prévenir le mal des transports. Elle est réservée à l’adulte. Elle se présente sous forme de patch (dispositif transdermique) à coller derrière l’oreilles ; il doit être appliqué la veille au soir pour un départ matinal ou le plus longtemps possible avant le départ (entre 6 et 12s heures) et gardé pendant tout le voyage. Sa pose permet une protection pendant 72s heures.

Il existe également des médicaments homéopathiques contre le mal des transports. Ils revendiquent une action à la fois préventive et curative. Très utiles, de type  Cocculine:

L’homéopathie

Cocculine comprimés orodispersibles (Cocculus indicus 4 CH, Nux vomica 4 CH, Petroleum 4 CH et Tabacum 4 CH) 1 boîte de 40 Chez l’enfant de plus de 18 mois, la posologie de COCCULINE comprimé orodispersible est la suivante :

  • 1 comprimé 3 fois par jour la veille et le jour du voyage ;
  • 1 comprimé dès l’apparition des symptômes du mal des transports, en renouvelant la prise si nécessaire ou en l’arrêtant dès la disparition des symptômes.

La voie d’administration est sublinguale. Chez l’enfant de 18 mois à 6 ans, il est recommandé de dissoudre le comprimé dans un peu d’eau avant la prise en raison du risque de fausse route.

Chez l’adulte, la posologie de COCCULINE comprimé orodispersible est la suivante :

  • 2 comprimés 3 fois par jour la veille et le jour du voyage ;
  • 2 comprimés dès l’apparition des symptômes du mal des transports, en renouvelant la prise si nécessaire.
Article écrit et rédigé par EurekaSanté ICI
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