Insomnies chez l’adolescent? Problèmes de sommeil? Retard de phase?

credits @sirimaderes

Problème de cycle chez l’adolescent?

Le cercle vicieux du retard de phase à l’adolescence

À l’adolescence, le décalage physiologique du rythme veille-sommeil, confronté aux levers précoces imposés par l’école, peut engendrer une privation de sommeil chronique aux répercussions notables sur la santé. Zoom sur les pistes de prise en charge à envisager.

Pour comprendre

Des modifications physiologiques du sommeil s’installent au cours de l’adolescence : allongement de la latence d’endormissement, diminution du sommeil lent profond et tendance au retard de phase. Les contraintes scolaires créent une dette de sommeil aggravée par les écrans.

Ce manque chronique de sommeil peut avoir des répercussions sur la vigilance, les capacités cognitives, l’humeur, le comportement et le poids. Certains adolescents recourent à des stimulants le jour et au cannabis ou à l’alcool le soir, aggravant les perturbations.

La prise en charge repose sur la chronothérapie, les mesures comportementales et la luminothérapie. Les prescriptions médicamenteuses restent exceptionnelles et réservées aux spécialistes.

Cet article fait suite à une première partie : « Insomnies : de la naissance à l’entrée dans l’adolescence ».

C’est quoi l’insomnie chez l’ado?

L’insomnie de l’adolescent est définie comme celle de l’adulte. Il s’agit d’une plainte subjective portant sur la quantité de sommeil (insuffisante) ou sur sa mauvaise qualité, accompagnée d’un retentissement diurne. Elle est chronique si elle survient au moins 3 fois par semaine depuis au moins 3 mois.

Un phénomène physiologique amplifié par les contraintes scolaires

L’adolescence est une période charnière et critique, marquée par une crise adaptative : deuil de l’enfance, puberté, découverte de la sexualité d’un côté, structuration de la personnalité, opposition au monde des adultes et conflit entre identité et identification à l’autre. Ces bouleversements s’accompagnent de modifications du sommeil bien documentées : allongement de la latence d’endormissement et diminution du sommeil lent profond au profit du sommeil lent léger.

Il existe de plus une tendance physiologique au retard de phase, avec des horaires de coucher et de lever plus tardifs, liée à une moindre sensibilité à la lumière du matin et à la sécrétion plus tardive du pic de mélatonine [2]. Du fait des contraintes horaires de la scolarité, cette tendance entraîne une privation de sommeil et une somnolence diurne excessive, particulièrement le matin. Cette dette de sommeil est encore aggravée par l’utilisation des écrans le soir jusqu’à des heures très tardives.

Le syndrome de retard de phase est ainsi un trouble circadien du sommeil, très fréquent à l’adolescence. Il se traduit par un sommeil décalé trop tardivement dans la soirée par rapport au rythme du jour et de la nuit, associé à un réveil spontané tardif.

Un cercle vicieux aux conséquences notables sur la santé

Ces modifications du sommeil à l’adolescence peuvent avoir des répercussions sur :

  • la vigilance (coups de barre, risque d’accident) ;
  • les capacités cognitives (baisse de la mémoire, de l’attention, de l’esprit critique, troubles du raisonnement) ;
  • l’humeur (attitude négative, mauvaise humeur, irritabilité) ;
  • le comportement (colère, violence, prise de risque) ;
  • le poids ; à long terme, le manque de sommeil est associé à une augmentation de l’apport énergétique et du risque de surpoids ainsi qu’à des complications cardiométaboliques.

Lire la suite sur Vidal.fr ICI

  • TOUS MES LIVRES FAITS POUR VOUS ET VOTRE ENFANT

Le petit dernier disponible partout

  • .

     

     

     

     

     

     

    .