La bronchiolite, que faut-il repérer? En baisse grâce au vaccin et à la prévention
Le fait du jour, c’est l’épidémie de bronchiolite qui touche les bébés français depuis quelques semaines. Une épidémie qui s’étend malgré une baisse des hospitalisations On a souhaité faire un point avec le Dr Arnault Pfersdorff!
Avant l’âge de deux ans, 100 % des enfants vont être infectés par le virus respiratoire syncytial (VRS), premier responsable des bronchiolites. Parmi eux, 30 % vont effectivement développer une bronchiolite symptomatique, dont 10 % vont passer aux urgences. Un tiers de ceux passés aux urgences seront hospitalisés, soit environ 2 à 3 % d’une cohorte de naissance ; un petit pourcentage aura aussi besoin de soins intensifs et/ou d’une réanimation. Ces chiffres, enregistrés par Santé publique France, correspondent toutefois à la période antérieure à deux mesures phares : l’introduction du nirsevimab (en une injection unique pour les nourrissons de moins d’un an) et la vaccination maternelle par Abrysvo au troisième trimestre de la grossesse (entre 32 et 36 SA). « La situation a bien changé depuis. C’est une bonne nouvelle, d’autant que ces deux options sont bien tolérées, sans effet indésirable majeur. Encore faut-il ne pas baisser la garde : à la maternité bien sûr, mais aussi en ville ! », prévient le Dr Étienne Bizot (hôpital Antoine-Béclère, Clamart)
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Bronchiolite : alors que l’épidémie s’étend, une étude précise les facteurs de risque de forme grave novembre 2023
Qui sont exactement les enfants les plus à risque de bronchiolite sévère ? Telle est la question à laquelle propose de répondre une vaste étude scandinave publiée dans le Lancet Digital Health ce mois de novembre, alors que l’épidémie de bronchiolite s’étend en France, et touche désormais six régions en métropole (deux de plus que mi- octobre) et trois en Outre-mer.
« Les infections à VRS sont la cause principale de (…) morbidité, d’hospitalisations et de décès chez les jeunes enfants dans le monde entier », rappellent les auteurs du présent travail. Et si la prophylaxie a récemment marqué des progrès avec l’arrivée du nirsévimab (Beyfortus), les chercheurs estiment qu’identifier les enfants à risque de forme sévère de bronchiolite reste un enjeu important, notamment pour cibler au mieux les patients éligibles au traitement. Car l’accès à cet anticorps monoclonal anti-VRS à longue durée d’action théoriquement indiqué chez tous les nouveau-nés et nourrissons au cours de leur première saison de circulation du virus reste en pratique limité dans divers pays. Ainsi, en France, les sociétés savantes de pédiatrie faisaient état, le mois dernier, de tensions d’approvisionnement imposant de « restreindre pour l’instant les injections aux enfants les plus à risque de formes graves et réanimatoires de bronchiolite ».
De nouveaux facteurs de risque identifiés
Résultat, l’étude confirme le poids de certains facteurs de risque déjà pointés : âge au pic épidémique, présence d’autres enfants de moins de 4 ans dans la fratrie, prématurité. « Par exemple, les enfants âgés de 2 mois au pic épidémique présentaient un risque 5,3 fois plus élevé d’hospitalisation pour le VRS que ceux âgés de 11 mois au moment du pic », illustrent les auteurs.
Mais ce travail remet aussi en cause le poids de certaines comorbidités fréquemment citées comme des facteurs de risque. « La dysplasie bronchopulmonaire (pourtant mentionné par la HAS dans ses recommandations, ndlr) n’augmentait pas le risque dans les présentes modélisations », affirment à ce titre les chercheurs, évoquant un odds ratio (OR) de 0,74.
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Surtout, cette étude suggère que des facteurs de risque classiquement moins cités parmi les éléments les plus péjoratifs en cas d’infection à VRS seraient en fait déterminants, à l’instar des malformations œsophagiennes (OR = 3,11), ou d’antécédents familiaux d’asthme. À noter par ailleurs que si les malformations cardiaques congénitales significatives sur le plan hémodynamique comptent bien parmi les facteurs de risque majeurs d’hospitalisation (OR = 2,89), « nous avons aussi identifié comme des facteurs prédictifs importants des malformations cardiaques congénitales de moindre complexité (OR = 1,43) », indiquent les auteurs. Autres facteurs de risque identifiés : les antécédents familiaux de maladie mentale ou d’addiction aux substances et faibles revenus familiaux.
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