Certains enfants sont maigres, une raison?
Certains enfants, pour diverses raisons, sont maigres. La maigreur peut être constitutionnelle (sans qu’on retrouve de cause) mais peut aussi avoir une cause organique ou psychiatrique, qu’il faut savoir repérer car les conséquences sont potentiellement graves.
L’insuffisance de poids toucherait un enfant sur dix.
Parmi les facteurs de risque, on trouve le faible niveau socio-économique, le retard de développement, le petit poids de naissance et la présence d’une pathologie que le médecin va rechercher.
La valeur de l’IMC et l’évaluation clinique sont essentielles.
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Des causes?
Un apport calorique insuffisant (volontaire ou subi) est la cause la plus fréquente d’insuffisance pondérale. Il est identifié grâce à un interrogatoire alimentaire approfondi. Une autre cause est l’inadéquation entre les apports et les besoins énergétiques, qui se produit en cas de pathologie (déficit immunitaire, cancer, hyperthyroïdie, maladies métaboliques, maladies inflammatoires, etc.). Enfin, les causes digestives entraînant une malabsorption/maldigestion sont fréquentes (allergie aux protéines de lait de vache, maladie cœliaque, mucoviscidose).
Troubles du comportement alimentaire TCA ?
Chez les enfants plus âgés, il est important de rechercher des troubles du comportement alimentaire (TCA) sous-jacents : anorexie mentale, troubles de l’alimentation évitant/restrictif.
L’anorexie mentale à début précoce (AMP), prépubère, se caractérise par des apports nutritionnels insuffisants ne permettant pas de maintenir un poids minimum normal pour l’âge et la taille, une peur de prendre du poids et une perturbation de l’image corporelle. C’est une maladie rare, mais elle est en augmentation. Elle touche trois garçons pour dix filles.
Un TCA chez les parents, un surpoids prémorbide, le harcèlement, sont associés à la survenue de l’AMP. Le retentissement sur la croissance, le développement pubertaire et la densité minérale osseuse est important. En fonction de l’évolution, la taille à l’âge adulte peut être réduite et la fonction gonadotrope peut rester perturbée, entraînant des troubles de la fertilité.
Le trouble de restriction ou d’évitement de l’ingestion d’aliments est moins bien connu.
Il se caractérise par une incapacité à consommer une quantité ou diversité suffisante d’aliments, sans que cela soit lié à un souci d’image corporelle comme dans l’AMP. Il peut commencer très tôt, avec une aversion sensorielle pour certaines textures, goûts ou odeurs et un manque d’intérêt pour l’alimentation (satiété rapide). L’enfant craint de vomir, de s’étouffer, d’avoir mal au ventre… Cela se traduit par une perte de poids, une carence nutritionnelle, la dépendance à des suppléments nutritionnels. Les comorbidités psychiatriques sont fréquentes : TSA (8 à 55 %), TDAH (17 à 20 %), trouble anxieux généralisé, troubles du sommeil… La prise en charge est globale et multidisciplinaire.
Et si c’était constitutionnel ? pas de causes tout simplement?
En cas de maigreur constitutionnelle, la croissance staturo-pondérale est régulière (contrairement à l’anorexie mentale). L’examen clinique est normal, sans signes associés ni aménorrhée secondaire. Le diagnostic est étayé par l’existence d’un antécédent de maigreur constitutionnelle chez l’un des deux parents, qui témoigne de l’origine génétique. Le bilan biologique est inutile et ne sera demandé que rarement par le médecin
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