Harcèlement scolaire: une plaie qui laisse des traces


Repérer rapidement:

Souvent dépistée trop tard car votre enfant ne vous en parlera pas, ayant trop honte, les impacts d’une violence dans le cadre scolaire ont des conséquences qui sont multiples;

Naturellement si votre enfant revient avec un oeil au beurre noir, vous vous poserez des questions et mènerez votre enquête.

Mais le plus souvent il n’y a pas de traces et le harcèlement peut s’installer dans la durée avant que des symptômes indirects puissent attirer votre attention: troubles de l’humeur, agressivité de votre propre enfant qui va renouveler certains gestes à la maison, trouble du sommeil, baisse de l’appétit, difficulté à se lever, baisse des résultats scolaires, énurésie (votre enfant refait pipi sur lui ou au lit), etc.

Il faut réagir vite. Même si les enseignants ont été rendus depuis des années à ce phénomène (ancestral hélas), ils ne voient pas forcément ce qui se passe dans le couloir, dans la cour, devant l’école. Ce peut être fugace, personne n’a rien vu et votre enfant peut devenir la tête de turc d’un autre, plus fort que lui et menant une petite bande. Qui ne révélera rien sous peine d’être exclu de la petite bande en question.

UN SOUPÇON, EN PARLER AVEC LES ENSEIGNANTS

Plus de 16 % des 6-11 ans sont victimes probables de harcèlement

Santé publique France publie de nouveaux résultats d’Enabee décrivant les facteurs de vulnérabilité chez les enfants scolarisés en élémentaire, victimes de harcèlement ou ayant des comportements agressifs.

Plus de 16 % des enfants de 6 à 11 ans sont probablement victimes de harcèlement scolaire et plus susceptibles de présenter un trouble de santé mentale, selon une étude publiée ce 22 janvier 2026 par l’agence de santé publique, qui relève que d’autres enfants cumulent un probable harcèlement et des comportements agressifs.

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Appeler le  3020

ÉGALEMENT, TELEPHONER AU 3020 accessible de 9 h à 18 heures du lundi au vendredi.  Vous y serez bien accompagné, car souvent on ne sait que faire. Le pédiatre aussi vous aidera et vous donnera les bonnes démarches à suivre.

Car aller voir l’enfant qui « bouscule » le vôtre risque de se passer mal: les parents de cet enfant seront certainement dans le déni: leur propre enfant reproduit peut-être quelque chose de délétère qui se passe dans sa propre famille.

Les réseaux sociaux:

Chaque année 700 000 élèves seraient affectés par du harcèlement modéré à sévère.

Insultes, menaces, mises à l’écart, bousculades. Sans oublier que ça va se poursuivre ensuite sur les portables, sur les réseaux sociaux.

Soyez vigilants.

Chez l’enfant harcelé, va s’installer une perte d’estime de soi. S’il vous en parle, ne surtout pas minimiser sous peine d’aggraver les symptômes.

À noter que les enfants harcelés, selon les enquêtes, sont souvent de bons élèves issus de milieux familiaux plutôt stables et aisés.

Alors que les meneurs de harcèlement traversent des difficultés scolaires, sociales ou familiales…

« Le harcèlement est l’un des principaux facteurs susceptibles d’impacter la santé mentale des enfants, avec des conséquences sur leur vie à court terme (anxiété, isolement, troubles du comportement) et moyen terme (dépression, pensées suicidaires, décrochage scolaire) », lit-on dans le communiqué, précisant que le rapport s’attache uniquement aux situations entre élèves en milieu scolaire et en dehors (le harcèlement sexuel et le harcèlement d’un adulte envers un enfant étant exclus).

 

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