Faut-il interdire les réseaux sociaux aux adolescents ?

Les réseaux sociaux et les ados: quels dangers? risque de dépression?

Le gap est considérable entre les ados de 2025 (qui ont connu le Covid alors qu’ils avaient entre 6 et 10 ans avec tout ce que celà implique dans ce qu’ils ont observé du comportement de leurs parents: augmentation des temps d’écrans, confinements, télétravail, anxiété majeure, remise en question de ce qu’il fallait faire ou pas comme par exemple le port du masque) et qui manipulent avec aisance leurs smartphones pour naviguer sur les RS alors que leurs parents finalement n’y connaissent pas grand chose (influenceurs, nudes, standart de la mode, maigreur, fast fashion, etc.).

Le Dr Pfersdorff aborde ces sujets sur France 3, dans l’émission « Bien et Vous? ».

L’usage excessif des réseaux sociaux menace la santé des ados

Une étude de l’Anses alerte sur les mécanismes addictifs des réseaux sociaux et les risques qu’ils font peser sur les adolescents, à un âge crucial pour leur développement.

les adolescents sont toujours aussi accros aux réseaux sociaux lorsqu’ils rentrent chez eux : 58 % des 12-17 ans déclarent les consulter quotidiennement, selon le baromètre du numérique Credoc 2025. Derrière les likes et les stories se cachent des risques pour leur santé physique et mentale souvent sous-estimés, comme le souligne une étude de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) ce mardi, qui repose sur une analyse, par un groupe d’experts pluridisciplinaire, de plus d’un millier de publications scientifiques.

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Les filles plus à risque

« Le modèle économique des réseaux sociaux repose sur la captation de l’attention. Ils personnalisent les contenus au travers d’algorithmes de plus en plus performants qui enferment progressivement les utilisateurs dans des bulles d’informations », rappelle Thomas Bayeux, chef de projets socio-économiques à l’Anses.

Un mécanisme qui entraîne des risques importants pour les adolescents, en pleine construction identitaire. « Ils ont une sensibilité accrue au contexte émotionnel et social durant cette phase de la vie », souligne-t-il. Troubles du sommeil, troubles anxiodépressifs, conduites à risque… La liste des effets néfastes d’une exposition excessive aux réseaux sociaux est longue. Le fait qu’ils invitent les utilisateurs à se confronter à des normes et à se comparer peut aussi conduire à une altération de l’image de soi. L’Anses souligne aussi les dangers provoqués par les défis, le sexting (diffusion d’images à caractère sexuel) et le cyberharcèlement.

Des dangers auxquels les filles sont plus exposées puisqu’elles utilisent davantage les réseaux sociaux et qu’elles subissent plus de pressions sociales liées aux stéréotypes de genre. Les ados, dont la santé mentale est déjà fragile, sont particulièrement vulnérables : « Ils vont avoir plus tendance à se réfugier sur les réseaux sociaux et ces derniers vont détecter ses fragilités émotionnelles par leur algorithme et les enfermer dans une spirale de contenus sur les troubles de santé mentale », constate Olivia Roth-Delgado, coordinatrice de l’étude

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Et le cyberharcèlement ?

Le cyberharcèlement chez les adolescents constitue un enjeu de santé publique, loin d’être marginal. Une méta-analyse présentée lors de l’European Congress on Psychiatry en mars 2018 avait signalé que le cyberharcèlement pouvait concerner entre 4 et 72 % des enfants et des adolescents selon les études.

Ce grand écart s’explique par les différences de définition : le cyberharcèlement pouvant aller de la simple moquerie unique à des semaines de dénigrement orchestrées à plusieurs. Plus certainement, il apparaît que les filles sont plus souvent touchées, tandis que les réseaux sociaux en sont les principaux vecteurs. Par ailleurs, comme nous le rappelions il y a quatre ans dans ces colonnes « Sur le plan clinique, le cyberharcèlement se traduit généralement par la survenue de symptômes psychologiques et somatiques (céphalées, douleurs abdominales, etc.) ainsi que d’une perte de performance scolaire autant chez la victime que son persécuteur d’ailleurs. Les cybervictimes souffrent d’une faible estime d’eux-mêmes, accompagnée fréquemment de symptômes dépressifs et de difficultés émotionnelles tandis que les cyberpersécuteurs sont généralement hyperactifs, ont des problèmes de comportement social. On rencontre aussi très souvent chez les victimes de l’alexithymie, de l’insomnie, un abus de drogues ou du tabagisme ».

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Au-delà du cyberharcèlement, plusieurs enquêtes ont mis en évidence combien la fréquentation de certains sites (tels Instagram ou Facebook) pouvait aggraver l’anxiété des jeunes filles souffrant préalablement d’une faible estime d’elle-même et d’une image dépréciée de leur corps. Ainsi, dans une tribune publiée la semaine dernière sur le site The Atlantic, le spécialiste américain des technologies et des médias, Derek Thompson rappelait « L’an passé, une équipe de chercheurs internes au sein d’Instagram a publié les résultats troublants d’une étude concernant la perception de l’application par les jeunes filles : 32 % des adolescentes ont déclaré que lorsqu’elles se sentaient mal dans leur corps, Instagram les faisait se sentir plus mal encore ».

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