
Résultat : la prévalence de l’obésité est de 4,5 % chez les enfants jamais nourris au sein, contre 2,8 % chez les enfants ayant bu du lait de leur mère. IL existe, de plus un effet dose : la prévalence dé l’obésité est de 3,8 % si l’allaitement exclusivement maternel a duré deux mois, 2,3 %, s’il a duré entre trois et cinq mois 1,7 %, s’il a duré entre six et douze mois, et 0,8 %, s’il a duré plus de douze mois.
Bien entendu, les auteurs ont cherché à savoir si l’allaitement n’était pas tout simplement un indicateur d’un mode de vie ne prédisposant pas à l’obésité. Ils estiment avoir éliminé cette éventualité : « Cet effet est plus vraisemblablement lié à la composition du lait maternel qu’au mode de vie associé à l’allaitement », ajoutant : « La prévention de l’obésité de l’enfant et de ses complications peut représenter un bon argument pour encourager l’allaitement maternel dans les pays industrialisés. »