Vaccin contre l’hépatite B

DEUX SOCIETES savantes en hépatologie, l’Association française pour l’étude du foie (AFEF) et la Fédération nationale des pôles de référence et ré- seaux hépatites (F’PRH), souhaitent rassurer le corps médical à propos de la vaccination contre l’hépatite B.

L’objectif étant de permettre d’améliorer le taux de couverture vaccinale « qui reste bas chez les nourrissons et les enfants dans tes pays occidentaux ». Ce message intervient alors que la jge Marie-Odile Bertella-Geffroy poursuit l’instruction du dossier du vaccin contre l’hépatite B en enten- dant les responsables des laboratoires concernés. Les craintes étaient nées, on s’en souvient, de la description de plusieurs cas d’atteintes démyéllni- santes, en particulier des SEP, après vaccination contre le virus B, ce seulement chez l’adulte.

Dans un communiqué de presse, les deux sociétés savantes fondent leurs propos, d’une part, sur plusieurs études antérieures qui n’ont pas trouvé de risque significativement plus élevé d’affection dé- myélinisante après vaccination, et, d’autre part, sur deux études françaises récemment publiées.

La première porte sur une cohorte de 500 enfants atteints de ce type d’affection et suivis pendant dix ans. Les auteurs (Mikaeloff Y. et coll.) montrent l’absence de risque à vacciner les enfants atteints de SEP. Il n’y a pas de poussée de la maladie par rapport à un groupe non vacciné.

La seconde a étudié 143 enfants atteints de SEP qui ont été comparés à 1122 témoins (Mikaeloff Y. et coll. ; lire « le Quotidien » du 4 décembre). La couverture vaccinale contre l’hépatite B était équi- valente dans les deux groupes (50 %). Ici aussi, il n’existe pas d’augmentation du risque lorsque le vaccin a été injecté 6 ou 36 mois avant l’apparition de la maladie.

Ainsi, les recommandations de septembre 2003 demeurent: vaccination universelle des nourrissons; programme de rattrapage temporaire visant enfants et adolescents ; vaccination des sujets à risque élevé d’hépatite B.

Mots clés : Vaccins,
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