Bientôt 11 vaccins obligatoires pour les enfants en France, hiver 2017-2018

Quels sont ces vaccins?

11 vaccins seront bientôt rendus obligatoires: ceux contre l’Haemophilius influenza B, la coqueluche, l’hépatite B, la rougeole, les oreillons, la rubéole, le méningocoque C, le pneumocoque rejoignent donc les vaccins contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite, déjà obligatoires. Pour information, ce sont des vaccins qui sont déjà fortement conseillés par les pédiatres, les épidémiologistes, les infectiologues.

L’Italie s’y est mise il y a quelques mois: pour eux, 12 vaccins sont devenus obligatoires (la varicelle en plus).

Cela montre que les pouvoirs publics sont inquiets de voir la baisse de la protection qui fait réapparaître des maladies qui peuvent être graves et pour lesquelles aucun traitement n’existe.

La cause?

Certes, le web véhicule son lot d’inquiétudes et force est de constater que les parents qui y cherchent une information objective et scientifique s’y perdent.

Mais des doutes ont été avancés: il y eut le questionnement sur le rapport entre sclérose en plaques et le vaccin contre l’hépatite B. Un arrêt de la Cour de Justice de l’Union Européenne du 21 juin 2017 permet à un cas répertorié le droit de reconnaître un lien éventuel (sans forcément avoir besoin d’apporter une preuve scientifique, car c’est souvent très difficile). Cela n’enlève en rien l’intérêt du vaccin pour une projection efficace par rapport à une maladie qui est nettement plus grave chez l’enfant que chez l’adulte, évoluant vers un cancer du foie ou une cirrhose hépatique sans possibilité de traitement.

Un doute circula aussi pour l’autisme dans le vaccin contre rougeole-oreillons-rubéole. Ce fut ce qu’on appelle « l’effet Wakefield », du nom d’un gastro-entérologue anglais qui publia en 1998 dans le Lancet une étude sur … 12 cas, affirmant un lien de causalité entre vaccin ROR et autisme. Cette étude s’est révélée être une manipulation frauduleuse comme l’a démontré le Sunday Times en 2004 et le Bristish Medical Journal. Le très réputé journal le Lancet a retiré cet article, évènement unique dans son histoire. Mais le mal était fait. On appelle ça un « fake ».

Enfin dernièrement, l’attention était attirée sur les adjuvants, en particulier les sels d’aluminium.

Les adjuvants?

Rappelons qu’il y a une trentaine d’années, les vaccins étaient beaucoup plus agressifs et la plupart des enfants faisaient des réactions, par exemple de fortes fièvres, parfois des convulsions. Plus rarement des complications neurologiques par exemple. Toute manifestation survenant après une vaccination n’est pas forcément liée au vaccin. Il peut s’agir d’un événement intercurrent ou d’une réaction en lien avec la vaccination, au vaccin lui-même ou à son administration (mode de préparation, injection). L’imputabilité d’un effet secondaire au vaccin ne peut être démontrée qu’au terme d’une démarche rigoureuse et quand bien même un effet indésirable d’un vaccin a été reconnu, il doit être confronté aux bénéfices attendus de la vaccination.

Depuis lors, les vaccins ont subi un processus de fabrication qui permet de les purifier, afin de diminuer nettement leurs effets secondaires. Mais du coup, leur pouvoir « immunitaire » est affaibli. Il faut donc leur associer un adjuvant, qui va booster l’effet recherché et ciblé du vaccin: protéger contre telle ou telle maladie.

Actuellement, le meilleur des adjuvants est le sel d’aluminium. (qu’on retrouve aussi dans les cosmétiques, dans pas mal d’aliments, dans le sel, dans des colorants). Un autre adjuvant, à base de phosphate de calcium, a été récemment abandonné.

Pour le moment, aucun lien n’a été démontré par les chercheurs entre les vaccins en contenant et des atteintes du système nerveux central ou des cancers. Selon l’Afssaps (Agence française du médicament).

Un article de Agriculture et agroalimentaire rappelle que ce minerai (l’aluminium) est à ce jour le plus efficace pour purifier l’eau et qu’il vaut mieux consommer de l’aluminium que de boire une eau impure.

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