PRÉMATURITÉ : Elle laisse son empreinte biochimique dans le cerveau des enfants

La naissance prématurée affecte un bébé sur 10.

Et si les nourrissons prématurés démontrent une capacité remarquable à rattraper leur « retard » en termes de poids et de taille, le défi des cliniciens consiste aujourd’hui à faire en sorte que les cerveaux des bébés prématurés aient aussi toutes leurs chances de réussir un développement « normal ». Cette étude du Children’s National Health System (Washington) en avançant dans la compréhension des spécificités cérébrales liées à la prématurité et en identifiant sa signature moléculaire distinctive dans le cervelet des nourrissons, suggère qu’une approche cellulaire qui viendrait pallier aux perturbations biochimiques des cellules nerveuses pourrait rétablir le développement cérébral interrompu.

Les retards de développement neurocognitifs accompagnent souvent la naissance prématurée, avec des conséquences fréquemment durables. De précédentes études ont montré que les enfants nés prématurément sont plus susceptibles de comportements agressifs, impulsifs ou hyperactifs à l’école, ont souvent des troubles d’apprentissage et connaissent des retards importants dans le développement de compétences motrices par rapport aux enfants nés à terme. Plusieurs recherches ont étudié la cause fondamentale de ces problèmes dans le cerveau, cependant, le cervelet, la zone du cerveau impliquée dans le contrôle moteur, dont de la coordination et de l’équilibre, a reçu finalement assez peu d’attention. Ici, l’étude montre que la prématurité est associée à des profils de métabolites altérés dans le cervelet des nourrissons. Les nourrissons prématurés présentent en effet des niveaux significativement plus faibles d’un marqueur chimique de l’intégrité des cellules nerveuses et des concentrations significativement plus élevées d’un marqueur chimique du renouvellement de la membrane cellulaire.

Lire la suite de l’article sur santelog.com

Vous n’avez pas trouvé votre réponse ?
Contacter un pédiatre