La poliomyélite, petit rappel de cette maladie

La polio, c’est du à quoi? Attention aux paralysies

La poliomyélite est une maladie très contagieuse provoquée par un virus (le poliovirus) qui envahit le système nerveux et qui peut entraîner en quelques heures des paralysies irréversibles. Depuis les années 60 cette maladie peut être prévenue grâce à des vaccins efficaces. Un programme  mondial visant à éradiquer la maladie par la vaccination a été lancé sous le contrôle de l’OMS.

Dès l’antiquité donc, la maladie semble affecter toutes les parties du globe, même si les données pour l’affirmer sont pour le moins fragiles.

La forme classique de la maladie associe un syndrome infectieux pouvant toucher la sphère respiratoire ou digestive avec une phase d’atteinte neuro­logique heureusement rare.

On estime ainsi à 97 % les formes abortives, c’est-à-dire sans atteinte neurologique.

Dans la phase aiguë, surviennent des signes d’atteinte méningée avec une sympto­matologie bruyante et brutale : une forte fièvre s’accompagne souvent de céphalées, d’une raideur méningée ou de vomissements.

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Les paralysies s’installent rapidement dans les heures ou les jours suivants. Elles cessent de s’étendre avec le reflux de la fièvre. Les paralysies peuvent toucher plusieurs étages du système nerveux avec une forme particulièrement menaçante pour les atteintes bulbaires. À ce stade, elles peuvent se réduire, soit totalement, soit de façon importante dans trois quarts des cas. Les paralysies définitives affectent environ 0,5 % des cas.

La phase ultime de la maladie ne survient que plusieurs décennies plus tard avec une reprise des faiblesses musculaires sur les groupes musculaires atteints, on parle alors de syndrome post-polio.

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Cause de la poliomyélite

Le virus de la poliomyélite fait partie de la famille des picornavirus comme les rhinovirus (agents du rhume), et appartient au genre des entérovirus. Les poliovirus se répartissent en trois sérotypes (1, 2 et 3).

Epidémiologie et prévention

La maladie se transmettant essentiellement par voie féco-orale, les principales mesures de prévention tiennent au développement de l’hygiène. Comme il n’existe pas de traitement de la maladie (seuls les problèmes liés aux handicaps sont pris en charge par la rééducation), la seule action médicale préventive est constituée par la vaccination qui, effectuée à plusieurs reprises, protège l’enfant.

Avant l’ère vaccinale, la poliomyélite était l’un des plus terribles fléaux de l’enfance. La poliomyélite touchait plus de 600 000 enfants par an dans le monde. Pour vaincre la maladie, l’OMS a lancé en 1988 l’Initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite. Celle-ci est basée sur la vaccination de tous les enfants du monde.

Les deux types vaccins

  • Un Vaccin Poliomyélitique Inactivé Injectable (VPI) développé par Jonas Salk dans les années 50, contenant les trois sérotypes de virus inactivés et qui induit une protection due à une bonne immunité générale. Ce vaccin nécessitant plusieurs injections et des rappels réguliers, il doit être utilisé dans des conditions d’asepsie contrôlées. Il est totalement sûr, mais son coût a longtemps limité sa diffusion à certains pays développés, comme la France. Il est depuis quelques années utilisé dans de nombreux autres pays.
  • Un Vaccin Poliomyélitique Oral (VPO) a été développé par Albert Sabin, également dans les années 50. Le VP0 contient les trois sérotypes de virus vivants, atténués à la suite de mutations. Ce vaccin possède de multiples avantages ce qui explique qu’il ait été jusqu’à maintenant l’outil privilégié du programme d’éradication : il est facile à utiliser car il ne nécessite pas d’injection, il confère rapidement une bonne immunité générale et une immunité locale au niveau de l’intestin, réduisant par conséquent la transmission du poliovirus sauvage (ce que fait bien moins efficacement le VPI). Le VPO est de plus d’un coût très abordable. Ses principaux inconvénients sont sa mauvaise conservation aux températures ambiantes et son instabilité génétique, cause possible de cas extrêmement rares de « poliomyélite paralytique associée au vaccin » apparaissant quelques jours après la vaccination chez les sujets vaccinés ou leurs proches non vaccinés.

Symptômes

La maladie commence à se manifester par des symptômes de type grippal, fièvre, fatigue, céphalées pouvant s’accompagner de vomissements, raideur de la nuque et douleurs dans les membres. Une paralysie irréversible (des jambes en général) survient dans un cas sur 200 infections. Entre 5 et 10 %des patients paralysés meurent lorsque leurs muscles respiratoires sont paralysés. Chez les patients qui survivent, on peut observer des paralysies résiduelles occasionnant des handicaps avec des atteintes de degrés très variables. Celles-ci vont de paralysies mineures laissant une indépendance complète à des paralysies extrêmement handicapantes nécessitant une assistance respiratoire.

Certains anciens malades développent, plusieurs décennies après la poliomyélite aiguë, un syndrome « post-polio » qui se caractérise par de nouveaux déficits progressant lentement. Les causes exactes du développement de ce syndrome ne sont pas actuellement bien définies. Il pourrait être dû à la persistance du virus chez certains patients.

Transmission

Le virus de la poliomyélite se multiplie dans la muqueuse pharyngée et dans l’intestin grêle et on peut le retrouver dans la gorge et les selles. Sa transmission est exclusivement interhumaine et s’effectue essentiellement par voie féco-orale en particulier par l’intermédiaire d’eau souillée, d’aérosols ou d’aliments contaminés par les selles. Les personnes infectées peuvent transmettre l’infection tant que le virus persiste dans la gorge (une semaine) et dans les excréments (3 à 6 semaines, ou même davantage).

Le virus pénètre dans l’organisme par la bouche et, passant par les muqueuses de la gorge ou les muqueuses intestinales, il se multiplie dans les ganglions lymphatiques cervicaux ou mésentériques (de l’intestin grêle). Chez 1 à 2% des sujets infectés, le virus atteint, probablement par voie sanguine, les neurones moteurs de la corne antérieure de la moelle épinière ou d’autres régions motrices du système nerveux central, dont la destruction est responsable des formes de paralysie flasque. Il est généralement admis que la mort des motoneurones est une conséquence directe de la réplication virale.

A l’Institut Pasteur

L’Institut Pasteur est impliqué dans la surveillance du poliovirus qui s’effectue dans le cadre du Réseau de surveillance et de recherche des entérovirus qui réunit les laboratoires de 12 établissements du Réseau international des instituts Pasteur. La plupart de ces laboratoires participent au réseau mondial de surveillance de la poliomyélite de l’OMS, un réseau de plus de 150 laboratoires conçu et organisé pour détecter les derniers cas de maladie.

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