La tuberculose en France

400 enfants de moins de 15 ans sont traités chaque année en France pour une tuberculose. La moitié dans la région lle-de-France. Les primo-infections ne sont pas déclarées, mais on estime que, pour une tuberculose maladie, il y a environ neuf infections par le Bacille de Koch (agent responsable de la tuberculose).

Alors qu’il n’y a pas si longtemps, certains experts pensaient que la tuberculose disparaîtrait dans notre pays vers 2010, I’incidence, en baisse régulière jusqu’en 1992, est repartie à la hausse. L’épidémie de SlDA et l’augmentation du nombre de personnes vivant dans la précarité expliquent ce renversement de tendance.

Il convient donc d’être attentif à la prévention de cette maladie, qui est devenue le fléau numéro 1 aux USA. Il est difficile de prévoir qui dans votre entourage est porteur de ce germe, le diagnostic pouvant prendre des mois. Pendant ce temps, vous pouvez être en contact avec une personne qui « crache » du BK sans le savoir encore (dans une file d’attente par exemple).

Aussi la prévention est-elle le maître mot : votre pédiatre veillera à faire les tests nécessaires au dépistage, si vous allez ou provenez des pays de l’Est par exemple. Ou dans certaines conditions ciblées (si vous habitez en Région Parisienne ou si vous travaillez dans le monde de Elsa santé par exemple).

Dans certains cas, le pédiatre décider s’il y a besoin de faire un test : une lDR (intra-dermo-réaction) qui doit être faite par un médecin expérimenté, avec lecture 48 heures après.

La vaccination contre la tuberculose n’est plus systématique: elle est proposée pour les personnes demeurant dans la région parisienne ou dans le cas d’un contage possible dans l’entourage et selon le type de métier (milieu médical, etc). Aussi pour les populations en provenance des pays de l’Est.

Tuberculose : ne vacciner les enfants à risque qu’à partir de l’âge de 1 mois:

La vaccination par le BCG (BCG-SSI, actuellement en rupture de stock : chez des nouveau-nés porteurs d’un déficit immunitaire combiné sévère non diagnostiqué les exposent à des risques de complications graves(BCGite généralisée). 

Ce risque est par ailleurs majoré si cette vaccination est pratiqué avant l’âge de 1 mois alors que les nourrissons sont par ailleurs très rarement victimes d’une infection précoce par le bacille de Koch.

En conséquence, il est recommandé de pratiquer cette vaccination à partir de l’âge de 1 mois, et idéalement au cours du 2e mois, à l’exception des enfants originaires de Guyane, de Mayotte ou ayant un membre de l’entourage atteint d’une tuberculose récente (moins de 5 ans), pour lesquels la vaccination est recommandée avant la sortie de la maternité.

Par ailleurs, la pratique d’une IDR (intradermoréaction) à la tuberculine prévaccinale n’est plus recommandée chez les enfants de moins de 6 ans,  à l’exception de ceux ayant résidé ou effectué un séjour de plus d’un mois dans un pays de forte incidence de la tuberculose.

UN MOYEN DE PRÉVENTION DE LA TUBERCULOSE

La vaccination par le BCG (Bacille Calmette et Guérin) est le seul moyen de se protéger contre la tuberculose. Elle limite le risque de développer l’infection et prévient les formes graves de la tuberculose chez les jeunes enfants. Son efficacité varie de 75 à 85 %.

Cette vaccination n’est plus obligatoire en France depuis 2007. Cependant, le vaccin reste recommandé dès l’âge d’un mois pour les enfants qui présentent un risque élevé de tuberculose :

  • antécédent familial de tuberculose ;
  • enfant résidant en Guyane ou à Mayotte (et dans certains cas en Île-de-France) ;
  • enfant né, ou devant séjourner dans un pays de forte endémie tuberculeuse ;
  • enfant dont au moins un des parents est originaire d’un de ces pays ;
  • toutes autres situations jugées à risque par le médecin.

Le vaccin peut également être proposé jusqu’à 15 ans chez les enfants à risque élevé et ceux qui n’ont pas encore été vaccinés. Pour éviter de vacciner un enfant qui aurait été contaminé, le dépistage de la tuberculose est recommandé à partir de l’âge de 3 mois. Ce dépistage se fait grâce à une intradermoréaction (ou IDR), à la tuberculine.

La vaccination repose sur :

  • une injection unique d’une demi-dose de vaccin sans IDR préalable à l’âge de 1 mois révolu (sauf à Mayotte et en Guyane où la vaccination néonatale est maintenue) ;
  • une injection unique d’une demi-dose de vaccin après une IDR négative, pour les nourrissons de 3 à 11 mois révolus ;
  • l’injection d’une dose de vaccin après une IDR négative à partir d’un an.
Vous n’avez pas trouvé votre réponse ?
Contacter un pédiatre