Patronyme donné au bébé : nom du papa? de la maman?

La transmission du nom de famille, plutôt une affaire d’homme

La transmission du nom reste en France très majoritairement sous la domination du père. 83 % des bébés nés en  2014 portent en effet le patronyme paternel. Seul un sur dix porte les noms de ses deux géniteurs. Quant à donner le seul nom de la mère, l’idée ne séduit pas : cela ne concerne que 6,5 % des naissances.

Depuis la loi du 1er  janvier  2005, les parents peuvent transmettre à leur enfant soit le nom du père, soit le nom de la mère, soit les deux noms accolés dans l’ordre qui leur plaît. Les parents ont donc légalement des droits égaux, qu’ils soient mariés ou pas, à transmettre leur nom de famille. L’institut de statistiques a voulu savoir, dix ans après son adoption, si la loi avait eu un effet sur les pratiques des parents.

Dans l’immense majorité, ces derniers transmettent le nom du père seul. La proportion explose même quand il s’agit de couples mariés (95 %). Les couples qui dérogent à cette règle en accolant leurs deux noms – le plus souvent dans l’ordre  » père-mère  » – sont majoritairement en union libre ou en concubinage.

L’Insee a dressé une carte montrant la répartition géographique de ces enfants à double nom : s’ils sont nombreux (16  %) dans les départements limitrophes de l’Espagne (où se pratique la transmission des deux noms), comme les Pyrénées-Atlantiques, l’Ariège et les Pyrénées-Orientales, ils le sont également en Corse-du-Sud, en Bretagne, en Poitou-Charentes, en Lozère, dans les Alpes-de-Haute-Provence et à Paris. A l’inverse, ils ne sont que 6  % dans le Nord-Pas-de-Calais.

Le résultat est étonnant dans une société où l’égalité des sexes a progressé de manière spectaculaire en un demi-siècle. Malgré la présence massive des femmes sur le marché du travail, la chute des mariages et le nombre grandissant de naissances hors mariage – près de 60  % des naissances en  2014 -, la transmission du nom du père reste inégalitaire. Le nombre infime de transmission du seul nom de la mère en atteste : les enfants qui le portent n’ont, neuf fois sur dix, pas été reconnus par leur père à la naissance.

Pour accéder au rapport complet INSEE très bien fait, cliquez ICI

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