Comment faire de la prévention dans l’enfance (écrans, sommeil, alimentation, découverte du corps)

Cinq propositions concrètes

Partant du constat abordé ci dessous et au terme d’une journée d’échanges, le Pr Lecerf (Institut Pasteur de Lille) a retenu cinq pistes concrètes :

  • Promotion de l’allaitement maternel long
  • lutte contre les césariennes inutiles
  • Promotion du bon usage des écrans mais aussi lutte contre la sédentarité
  • Promotion d’un sommeil adéquat (suppression de l’heure d’été)
  • Apprendre aux enfants à être attentifs à ce qu’ils mangent, découverte du corps à l’école
  • Étiquetage des produits contenant des perturbateurs endocriniens.

Comment agir auprès des enfants pour prévenir plutôt que guérir?

Dans le cadre du Colloque « Pour une politique de prévention dès l’enfance », organisé par la Fondation Pileje, les résultats d’un sondage IFOP montre que les parents s’inquiètent des conséquences néfastes que peut avoir l’exposition aux écrans sur la santé de leurs enfants : 50 % des citations, devant l’alimentation (42 %) et la qualité de l’environnement (37 %). (*)

Commençons par les bonnes nouvelles : ce sondage (questionnaire auto-administré on line) auprès de  1003 parents montre que 97 % de ces derniers pensent que leurs enfants vont bien (même si le pourcentage diminue avec l’âge).

Tout aussi réconfortant est de constater que 93 % déclarent s’investir dans le mode de vie de leurs enfants, même s’ils reconnaissent qu’il y a des sphères où il est plus difficile d’agir, en particulier la gestion du stress. Plus surprenant encore, 79 % des parents déclarent avoir modifié au moins un aspect de leur vie avant d’avoir leurs enfants, en premier lieu l’alimentation (63 %).

Sommeil et stress

Parmi les menaces qui peuvent peser sur l’avenir et la santé de leurs enfants, c’est clairement l’exposition aux écrans qui fait le plus peur aux parents (50 % des citations). Une peur qui engendre des réponses variables : si près d’un tiers des parents fait confiance à l’enfant pour abandonner l’activité, un autre tiers retire l’objet en question et 17 % menacent de sanction. L’alimentation (42 % des citations) et la qualité de l’environnement (37 %) génèrent également une vigilance notable. Par contre, la sédentarité (15 %) inquiète peu. Enfin, les dimensions plus intrinsèques (stress 29 %) et sommeil (26 %) occupent une place intermédiaire, peut-être parce que ce sont les facteurs sur lesquels les parents s’avouent être relativement désarmés, en particulier le stress.

Cinq propositions concrètes

Partant de ce constat et au terme d’une journée d’échanges, le Pr Lecerf (Institut Pasteur de Lille) a retenu cinq pistes concrètes :

  • Promotion de l’allaitement maternel long
  • lutte contre les césariennes inutiles
  • Promotion du bon usage des écrans mais aussi lutte contre la sédentarité
  • Promotion d’un sommeil adéquat (suppression de l’heure d’été)
  • Apprendre aux enfants à être attentifs à ce qu’ils mangent, découverte du corps à l’école
  • Étiquetage des produits contenant des perturbateurs endocriniens.

 Conférence de presse organisée par la Fondation Pileje

Article rédigé par le Dr Alain Marié

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