Les animaux de compagnie et les maladies qu’ils peuvent transmettre à nos enfants

LA LUTTE CONTRE LES ZOONOSES

De la peste à la rage, en passant par l’anthrax, 178 zoonoses ont été, à ce jour, recensées dans le monde. Soucis fréquents des praticiens -, les zoonoses font également l’objet d’une attention particulière de la part des autorités sanitaires vétérinaires.

C’est ainsi que l’on peut citer les résultats probants obtenus dans la lutte contre certaines d’entre elles :

  • La rage est une maladie en cours de disparition, dans notre pays, grâce aux mesures de police sanitaire (vaccination des animaux domestiques) et grâce à la vaccination orale des animaux sauvages. Le risque rabique persiste cependant, de deux manières
    • la rage importée (animaux voyageurs ou animaux importés…);
    • les lyssa virus des chiroptères,les lyssavirus EBL1 et EBL2, proches du virus rabique, sont parfois retrouvés sur les chauves-souris de nos régions (10 cas confirmés en France ces dernières années). Ces virus sont susceptibles de contaminer l’homme et il semble préférable, sans leur jeter l’anathème, d’éviter la manipulation de ces animaux en milieu scolaire. Le traitement antirabique classique est efficace, chez l’homme, dans la prévention des lyssaviroses européennes. Il n’en est pas toujours de même en ce qui concerne la contamination par les lyssavirus des chiroptères africains (Nigéria).

    L’importation des chiroptères est donc interdite en France .

  • La tuberculose humaine d’origine animale (Mycobacterium bovis) et la brucellose sont également en nette régression, grâce aux mesures de prophylaxie prises à leur rencontre.

RISQUES DE ZOONOSES LIÉES AU CONTACT DE L’ENFANT AVEC LES ANIMAUX DE COMPAGNIE

L’ENFANT ET LE CHAT

Le risque de zoonose dépend de la nature du contact de l’enfant avec le chat et de la réponse, parfois agressive, que ce dernier peut lui faire. Les griffes et les dents du chat, fines et souvent souillées, réalisent de véritables « inoculations. Enfin, les griffures du chat enragé, parce qu’elles sont fréquemment infligées au niveau du visage, et donc proches des centres nerveux supérieurs, sont particulièrement dangereuses.

  • La teigne à Microsporum canis est sans doute la zoonose la plus courante dans la pratique vétérinaire quotidienne. Cette mycose affecte nettement plus les chats que les chiens (surtout les chats errants). Certains (2 à 10%) présentent des lésions, mais près de 40% des chats sont des porteurs sains. Souvent, c’est l’homme ou l’enfant contaminé qui est le révélateur de ce portage. Une molécule récente (le lufénuron) facilite notablement le traitement de l’animal (une seule administration par mois, pendant 2 mois, à la posologie de 200 mg/kg). Chez les races à longs poils (persans…), la tonte est souvent indispensable à la réussite du traitement.
  • La toxoplasmose est parfois un sujet d’inquiétude pour les futures mères qui vivent auprès d’un chat. Ce dernier, seul hôte définitif du parasite, est le principal responsable de sa dissémination. Les symptômes chez l’animal sont peu évocateurs. L’élimination d’oocystes, le plus souvent dans la première année de la vie, ne dure que quelques semaines. Elle est souvent asymptomatique et difficile à mettre en évidence, dans la pratique quotidienne, par l’examen coprologique (les oocystes toxoplasmiques ressemblent beaucoup aux oocystes coccidiens). La sérologie n’est pas non plus d’un grand secours. Elle peut être négative alors même que le chat excrète des oocystes, mais n’a pas encore développé d’immunité. D’autres fois elle est positive alors que, pour des motifs divers (immunodéficience des rétroviroses, affection intercurrente…), l’animal élimine des oocystes. En sus des mesures prophylactiques habituelles destinées à éviter la contamination humaine, le fait de nourrir l’animal exclusivement avec des aliments industriels limitera pour lui les risques de ré-infestation et donc de ré-excrétion. A noter qu’il n’a jamais été prouvé que la possession d’un chat augmentait le risque toxoplasmique.
  • La toxocarose est consécutive à l’ingestion accidentelle, par l’homme, d’oeufs d’ascaris du chat ou du chien. Les femelles ascaris des carnivores domestiques sont très prolifiques et l’animal infesté disperse de nombreux oeufs dans son entourage (2/3 des bacs à sable de la Ville de Paris seraient contaminés par ces parasites). Dans une étude pratiquée auprès des étudiants vétérinaires, 30% d’entre eux se révèlent positifs au test ELISA de la toxocarose à la fin de leur cursus universitaire, contre 10% à l’entrée. La géophagie, souvent reconnue comme responsable de l’infestation de l’enfant, n’est donc pas indispensable. Le traitement vermifuge régulier des carnivores domestiques est une nécessité. De même, la castration chirurgicale du chien et de la chienne, en diminuant sensiblement l’infestation ascaridienne, contribue-t-elle à limiter la propagation du parasite.
  • La prévention de la maladie des griffes du chat, due à Bartonella henselae, passe nécessairement par la destruction des puces de l’animal. Ces ectoparasites sont, en effet, responsables de la transmission de la bactérie d’un chat à un autre, mais aussi de sa dissémination sur le corps de l’animal (les crottes des puces sont riches en germes). Le dépistage des chats bactériémiques, responsables de la contamination, est possible, et les sujets reconnus positifs peuvent être traités (doxycycline).
  • Les pasteurelloses et les infections provoquées par des germes anaérobies sont souvent la conséquence des blessures infligées par les chats. En effet, 75% de ces animaux sont porteurs, au niveau des voies aérodigestives supérieures, de pasteurelIes (surtout P multocida). On y trouve également des germes anaérobies commensaux (fusobacterium, bactéroïdes…). Ces bactéries, disséminées sur le corps par l’animal lors de la toilette, peuvent être inoculées à la faveur de morsures ou de griffures. Elles sont à l’origine d’infections locales couramment observées sur le personnel des cliniques et des animaleries, infections qui requièrent le plus souvent un traitement antibiotique.
  • La désinfection des griffes, comme méthode prophylactique, est illusoire. Le dégriffage chirurgical de l’animal a été évoqué parfois comme réponse possible, mais partielle et vigoureuse, à une éventuelle demande de prévention de ces affections.
  • Le chat, principalement à la campagne, peut se trouver contaminé par le virus du « cow-pox » ou le virus de la vaccine de la vache (virus qui sont entretenus par des rongeurs sauvages, tels le campagnol). L’animal peut développer alors une maladie systémique, la poxvirose, et présenter sur le corps des lésions cutanées de type variolique, susceptibles de transmettre, par contact, l’agent viral à l’enfant. Cette zoonose, relativement fréquente en GrandeBretagne et en Allemagne, a été aussi identifiée plusieurs fois en France. L’isolement du chat malade s’impose. Cette poxvirose peut être très grave chez l’enfant immunodéprimé.

L’ENFANT ET LE CHIEN

« Toute fourrure est une incitation à la caresse. L’enfant n’échappe pas à cette observation.
Il semble acquis que le risque de transmission de zoonoses, par les caresses, soit plus élevé que par le léchage. Enfin, par sa taille et son comportement volontiers turbulent, l’enfant est plus exposé que l’adulte aux morsures térébrantes et souvent contaminantes du chien (un chien sur deux est porteur de Pasteurellas au niveau de sa cavité buccale).

  • Le risque échinococcique est consécutif à la présence, chez le chien ou chez les canidés sauvages, de ténias échinocoques, parasites petits par la taille, mais grands par leur pouvoir pathogène. E. granulosus, à l’origine de Ihydatidose, est peu répandu dans l’ouest de la France et pourrait infester l’enfant par contact direct (caresse) avec le chien. E. muitilocularis, dont la larve est encore plus redoutable (échinococcose alvéolaire), se trouve géographiquement limité à l’est du pays et au Pays de l’Est » (dans ces régions, 60% des renards seraient infestés par ce ténia). L’infestation de l’homme se fait de manière indirecte (consommation de végétaux souillés: pissenlit…).
  • Les agents de la cheyletiellose et de la gale sarcoptique du chien sont à l’origine de pseudo-gales’ chez l’enfant
    • Cheyletiella yasguri est un acarien fréquent sur les chiots d’élevage (yorkshires, caniches…). Il est parfois responsable d’un prurigo chez l’homme et l’enfant (ceinture, thorax, avant-bras…). Ce parasite se nourrit des sécrétions (lymphe, sérosités…) provoquées par sa morsure. Chez l’enfant atteint, le traitement acaricide ne semble pas nécessaire. Les soins d’hygiène (savonnage, lavage) suffisent, mais l’animal en cause doit être impérativement déparasité.
    • Sarcoptes scabiei, var. canis, responsable de la gale du chien, plus rare, peut aussi donner chez l’enfant des symptômes similaires. La femelle du parasite peut cependant pénétrer dans l’épiderme (« sillon galeux ») et le traitement acaricide est donc très conseillé.
  • La leishmaniose à Leishmania infantum (arboparasitose) s’observe, chez le chien, essentiellement dans le sud-est de la France (80% des chiens marseillais sont positifs à la PCR). L’animal ne contamine pas l’homme, mais représente un réservoir potentiel de parasites. Le phlébotome est le vecteur habituel de la maladie, mais certaines observations anglaises laissent à penser que la tique (Rhipicephalus sanguineus) pourrait également transmettre le parasite au chien. Le traitement éventuel de la maladie canine doit éviter certaines molécules précieuses pour la médecine humaine (type amphotéricine…). Cet usage pourrait, en effet, favoriser l’apparition de chimiorésistances. Le vétérinaire privilégiera des thérapeutiques plus classiques (antimoniaux, allopurinol…).
  • Les chiens malades ou guéris de la leptospirose (Leptospira interrogans) peuvent excréter le germe dans leurs urines et donc présenter un danger potentiel pour leur entourage. La plupart des chiens, en France, sont vaccinés contre les sérovars canicola et ictero-haemorraghiae. Toutefois, cette protection est limitée. Certains des animaux immunisés, pourraient être contaminés de façon inapparente par des sérogroupes voisins, devenir porteurs rénaux et, par la suite, excréteurs de ces germes.
  • Staphylococcus intermedius, principal agent de la staphylococcie du chien, est susceptible de contaminer l’homme.
  • En France, le taux d’infection des chiens par Borrelia burgdorferi est élevé (10 à 30% selon les régions). Cependant, peu de cas de maladie de Lyme (arthrites chez le chien et le cheval) ont été documentés. L’infection par le spirochète est probablement le plus souvent inapparente ou sub-fébrile. Les tiques du chien (Ixodes ricinus et Ixodes hexagonus) peuvent contaminer l’homme et l’application régulière sur l’animal de molécules acaricides (collier antitique à base d’amitraz) permet de diminuer sensiblement le risque de contamination humaine.

L’ENFANT ET LES OISEAUX DE VOLIÈRES

Le mode habituel de contagion par ces animaux est essentiellement aérien (poussières virulentes), plus rarement direct, lors des manipulations des oiseaux ou des cages. Les oiseaux d’agrément (perroquets, perruches, canaris…), mais aussi les pigeons, peuvent être vecteurs de Chlamydophila psitacci agent de l’ornithose-psittaccose de l’homme. Le plus souvent, l’infection est méconnue chez l’animal et c’est l’homme qui est le révélateur de ce portage inapparent (cryptozoonose). La désinfection des locaux, par aérosols, la diminution du nombre des oiseaux, sont des mesures possibles à envisager dans la prévention de cette maladie.

Selon certaines études, la présence de Campylobacter jejuni sur les oiseaux de volière est rare et le risque de campylobactériose, dû au voisinage de ces animaux, semble moins important qu’avec les volailles.

L’ENFANT ET LE CHEVAL

  • Animal de « bonne’ compagnie pour l’enfant, le cheval est, depuis la disparition de la Morve, peu dangereux, sous nos latitudes, du point de vue zoonotique. Il permet, comme le mouton, l’entretien et la multiplication dans son intestin, du bacille tétanique.
    Dans certains pays aussi, le cheval peut être porteur d’arbovirus transmissibles, par l’intermédiaire des moustiques, à l’homme. En particulier, le virus de la « West nile fever’, à l’origine d’encéphalites humaines, progresse de façon inquiétante aux USA. Il a fait une récente, mais courte, apparition en Camargue (50 chevaux morts en août 2000, mais aucun cas humain détecté).
  • Quelques foyers de trichinellose ont été rapportés, dans notre pays, à l’hippophagie (consommation de viande de chevaux provenant des Pays de l’Est).
  • La dermatophilose (D. congolensis),
    affection cutanée très fréquente sur le cheval, en France, ne semble pas avoir donné lieu, comme dans d’autres pays (streptotrichose » d’Amérique du Sud), à des contaminations humaines.

L’ENFANT ET LES NAC (NOUVEAUX ANIMAUX DE COMPAGNIE)

La passion des voyages ou le désir d’exotisme amènent certains de nos concitoyens à détenir, de façon plus ou moins légale, des espèces animales inhabituelles, voire originales. Les zoonoses dues aux NAC pourraient, de ce fait, devenir des maladies d’avenir.

Les rongeurs : les risques de transmission de maladies, inhérents à la présence dans la maison de lapins, rats, souris… (NAC relativement classiques !) sont faibles. Yersinia pseudotuberculosis (agent de l’adénite mésentérique), Leptospira interrogans… peuvent cependant être hébergés par ces espèces et contaminer ceux qui les soignent.

Le chinchilla est fréquemment porteur de Yersinia enterolytica (responsable, surtout chez la femme adulte, d’une iléite terminale).

Rats et souris sont vecteurs de la chorio-méningite lymphocytaire (phénomène de l’immunotolérance, vis-à-vis du virus de la CIVIL, de la souris contaminée pendant sa vie utérine).

En France, 50% des lièvres seraient porteurs de Yersinia pseudotubercuIosis ; mais Francisella tularense, agent de la tularémie, est plus rare. Les rongeurs sauvages (campagnols, mulots…), dans certaines régions (Nord et Est) ont été reconnus vecteurs d’hantavirus, à l’origine, en France, de plusieurs centaines de cas de « fièvre hémorragique avec syndrome rénal » (FHSR).

  • Les lagomorphes (cobayes, hamsters…) sont souvent porteurs de Yersinia, camp ylobacter… Il a été montré que les enfants, vivant au contact des lagomorphes, ont une séroconversion plus fréquente que les autres, vis-à-vis du virus CIVIL. Enfin, toute dermatose affectant ces animaux est potentiellement transmissible à l’homme (acariose des rongeurs, teigne à Trichophyton mentagrophytes…).
  • Les rongeurs exotiques sont parfois vendus en animaleries, alors même qu’ils sont susceptibles de transmettre des maladies graves.

C’est ainsi que les Chiens de prairie, en provenance des USA, sont souvent porteurs du bacille de la peste (Yersinia pestis). En l’an 2000, plusieurs dizaines de ces animaux sont morts de peste bubonique, dans ce pays où ils s’avèrent en partie responsables du caractère invétéré de la maladie (persistance du bacille dans le terrier, après leur mort, et contamination, quelques années plus tard, d’un nouvel occupant, lors du grattage du sol = « peste de fouissement).
A noter que l’opossum (marsupial), parfois vendu dans les animaleries, est un vecteur fréquent de tuberculose.

LES PRIMATES

L’intertransmission homme-primates des agents infectieux est importante et les risques sanitaires liés à une éventuelle cohabitation enfantsinge sont élevés, surtout dans les semaines qui suivent l’adoption de l’animal. Il faut noter, en particulier, le portage simien avéré des virus de l’hépatite A (zoonose confirmée) et des hépatites B et C. Certaines espèces de singes asiatiques (macaques…) sont régulièrement affectées de stomatites ou d’angines herpétiques, dues à un herpès virus B dangereux pour l’homme (18 décès reconnus, sans doute avant l’acyclovir ! parmi le personnel des parcs zoologiques). Les singes africains (chimpanzés…) sont parfois porteurs du virus de la fièvre jaune et vecteurs des agents responsables de diverses fièvres hémorragiques (Maladie d’Ebola, Maladie de Marburg). Enfin, de nombreux singes africains sont porteurs des virus VIH1 et VIH2 (observation du Pr Simon de Rouen).

A contrario, les singes ont une grande sensibilité vis-à-vis des virus de la varicelle, de la rougeole et vis-àvis de la tuberculose (zoonoses inverses).
On retiendra que les grands singes, phylogénétiquement très proches de l’homme, sont d’autant plus dangereux, pour ce dernier, du point de vue sanitaire. Sans compter les problèmes inhérents à leur force physique (tout primate d’un poids supérieur à 6 kg ne peut être maîtrisé par un homme seul !).
Les primates ne doivent donc pas être considérés comme des animaux de compagnie.

C’est pourquoi le législateur (arrêté ministériel du 19 juillet 2002), conscient du danger, interdit l’importation des singes, sauf s’ils sont destinés à des zoos ou à des centres de recherches. Cette introduction légale est toutefois soumise à un contrôle sanitaire strict : sérologie herpès virose B négative, coproculture normale, animal indemne de tuberculose, etc.
Mais les importations « sauvages » existent toujours On trouve ainsi, dans certaines cités, des petits singes (ouistitis, macaques d’Afrique ou magots, etc.) qui devraient faire l’objet d’une surveillance analogue à celle pratiquée dans les centres de quarantaine (en particulier, une tuberculination annuelle).

LES REPTILES ET LES POISSONS

  • Le mode de contact habituel est surtout indirect: nettoyage du terrarium ou de l’aquarium. Dans certains cas, la manipulation de l’animal peut présenter des risques de contamination directe et, selon l’espèce, des risques de morsures ou de piqûres.
  • Les tortues : les tortues aquatiques (principalement les tortues de Floride) sont souvent agressives et vectrices de salmonelloses 80% des tortues d’eau, 65% des lézards, 50% des serpents, hébergeraient des Salmonelles (au moins 40 sérotypes différents, dont S. enteritidis) Si le portage est fréquent, l’excrétion de la bactérie n’est pas toujours constante et semble liée, en particulier, aux mauvaises conditions d’élevage (stress…). Aux USA, le problème est tel qu’un marché de tortues « salmonella free a même été instauré
  • Les serpents : outre leur éventuelle dangerosité naturelle, ils peuvent être vecteurs de bactéries variées (Pseudomonas aeruginosa, Salmonella, Aeromonas, Klebsiella…) et de Cryptosporidies diverses (dont le caractère pathogène pour l’homme n’a cependant pas encore été prouvé).
  • Les iguanes et autres geckos sont aussi porteurs de salmonelles (Salmonella marina).
    Il convient donc de rester prudent quant à l’adoption des reptiles par des enfants, et il est indispensable de respecter les précautions d’hygiène élémentaires lors des manipulations de ces animaux (10% des salmonelloses infantiles, aux USA, sont attribuées à leur contact). On aura intérêt ainsi à éviter leur présence dans la cuisine, à porter de préférence des gants pendant les
    soins et, dans tous les cas, à se laver soigneusement les mains après la manipulation, si possible avec des solutions antiseptiques (type Bétadine®). Enfin, la présence de reptiles dans la maison doit être signalée au pédiatre.
  • Les poissons d’aquarium ont été jugés parfois responsables de rouget pisciaire (Erysipelothrix rhusiopathiae). Ils sont aussi à l’origine de mycobactérioses cutanées (Mycobacterium marinum) chez les personnes immunodéficientes.

CONCLUSION
Le risque, pour un enfant doté de défenses immunitaires normales, de contracter une zoonose paraît faible, dès lors qu’il cohabite avec un animal de compagnie « classique », élevé dans des conditions d’hygiène et d’entretien satisfaisantes.