Les allergies liées à l’arachide

Légumineuse originaire d’Amérique du Sud, l’arachide est la deuxième cause d’allergie alimentaire IgE dépendante chez l’enfant entre 1 et 15 ans. Présente sous forme naturelle ou cachée dans l’alimentation, elle est à l’origine de manifestations immédiates cutanées ou syndromiques plus ou moins sévères. Orienté par l’interrogatoire, le diagnostic positif repose sur la concordance entre les tests cutanés et la clinique. Un test de provocation en milieu hospitalier est parfois nécessaire.

Arachis hypagea
Appelée « tlacacahualt » par les Aztèques, « arachidna » par les Grecs et plus connue sous le terme latin de «Arachis hypogea », l’arachide est une plante légumineuse entomophile cultivée pour son fruit : la cacahuète.

Allergie alimentaire IgE dépendante
Consommée sous une forme native (cacahuète), en huile ou sous une forme cachée dans l’alimentation, l’arachide est à l’origine de réactions cliniques immédiates IgE dépendantes (délai d’apparition : de quelques minutes à une heure après l’ingestion), essentiellement chez l’enfant de moins de 15 ans. L’allergie à l’arachide, dont la fréquence a doublé en dix ans, ne semble pas disparaître avec l’âge.

Eczéma atopique, edème, choc
L’âge moyen des premiers signes est estimé actuellement à 24 mois. Avant l’âge de trois ans, les poussées aiguës de dermatite atopique restent les manifestations cutanées les plus fréquemment observées en cas d’allergie à l’arachide. L’Ïdème de Quincke, le choc anaphylactique, la crise d’asthme ou les troubles digestifs constituent les réactions systémiques répertoriées chez l’enfant plus âgé.

Tests cutanés et de provocation

L’interrogatoire permet de préciser le délai d’apparition des signes, le contenu du repas, les réactions allergiques précédentes. Le diagnostic est étayé par la concordance clinique et la positivité des tests cutanés en pricks. Le test de provocation, s’il est réalisable, doit être effectué dans un service hospitalier avec un personnel entraîné.

Se méfier des « fausses amandes et noisettes »
La preuve des allergies croisées avec les noix, les noisettes, les amandes nécessite des études complémentaires. II faut essentiellement se méfier des « fausses amandes ou noisettes » qui sont en réalité des cacahuètes reconditionnées. La suspicion d’allergie croisée avec les autres légumineuses (le soja, les lentilles, les pois, les fèves, les haricots) doit être, si nécessaire, confirmée par des tests cutanés et/ou de provocation.

Prévention
Dans les familles d’atopiques, il serait conseillé aux mères de ne pas consommer d’arachide dans le dernier trimestre de grossesse et durant l’allaitement. Prouvée, l’allergie à l’arachide implique le respect de mesures d’éviction alimentaire draconiennes de cet allergène. Une liste non exhaustive des principaux aliments en contenant peut être fournie au patient avec une carte de l’allergique et une trousse d’urgence. Un contact auprès des services consommateurs des différentes marques est parfois nécessaire.

Projet d’accueil individualisé
En milieu scolaire, il serait conseillé d’établir, avec le chef d’établissement et le médecin oo l’infirmière, un protocole appel PAI (projet d’accueil individualisé). Il comporte les numéros de téléphone des parents et des différents services d’urgences, ainsi qu’une conduite à tenir en cas d’ingestion accidentelle d’arachide chez l’enfant allergique. Le traitement est symptomatique en fonction de l’intensité de signes.

L’arachide cachée

  • Aliments susceptibles de contenir del’arachide : certaines céréales du petit déjeuner, certains gâteaux apéritifs, pains, N cookies », yaourts, fromages, charcuteries, viande hachée, soupes, soupes « orientales ‘, glaces, frangipane, hamburgers, substituts de viande.
  • Certains médicaments administrés per os ou par voie injectable, stick lablal. Les laits matemisés ne contiennent plus d’arachide depuis 1999

Cependant la tendance est d’introduire cet aliment le plus tôt possible chez les nourrissons, car une introduction tardive favorise des allergies plus importantes encore.

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