La prévention de l’allergie alimentaire
La prévention des allergies alimentaires, difficile à dissocier de la prévention générale des allergies, se heurte à la nature multifactorielle de ces affections. Deux types d’intervention sont possibles: diminuer l’impact des facleurs favorisants ou augmenter
l’impact des facteurs « protecteurs ».
Les mesures préventives concernent avant tout les nourrissons à risque allergique, mais pourraient tout aussi bien s’appliquer à l’ensemble des enfants :
- éviter le tabagisme durant la grossesse et aprés la naissance;
- allaitement maternel exclusif ? Les effets protecteurs de
- l’alimentation au sein sont sujets à beaucoup de controverses. Une méta-analyse récente confimme le bénéfice de l’allaitement matemel, mais celui-ci doit être poursuivi au moins quatre mois.
- à défaut, utiliser un lait hypoallergénique (dit HA);
- s’abstenir de toute consommation de cacahuètes, de fruits secs à coque, de fruits exotiques pendant la grossesse et l’allaitement;
- diversification alimentaire retardée et trés progressive (pas d’œuf, ni de poisson avant l’âge de 12 mois);
- ne pas donner d’aliments solides avant l’âge de 6 mois;
- ne pas introduire de fruits exotiques dans l’alimentation avant l’âge de 4-5 ans;
- pas de cacahuète avant l’âge de 5 ans;
- éviter tout médicament ou pommade contenant de l’arachide ou des fruits à coque (produits à base d’huile d’amande douce ou de noix de coco…) chez le nouveau-né et le nourrisson.
Le fait de retarder la diversification alimentaire semble prépondérant. Cela réduit la fréquence de la dermatite atopique, elle-même très souvent associée à une sensibilisation ou une allergie à l’arachide. De plus, la diversification précoce n’a aucune justification diététique.
Une autre voie de recherche en développement concerne les probiotiques, des bactéries qui ont des effets intéressants sur
l’immunité et qui pourraient favoriser la flore intestinale protectrice chez les nouveau-nés à risque.


