Dioxyde de titane: attention dans les bonbons, les biscuits, les produits chocolatés et les gommes à mâcher

Alerte sur un additif alimentaire: le TiO2 , dioxyde de Titane

Nous pédiatres n’encourageons pas à la consommation des bonbons (il est heureusement loin le temps où la consultation chez le pédiatre se terminait par…un bonbon).

Mais aujourd’hui une alerte est lancée sur les effets nocifs d’un additif alimentaire très utilisé en agroalimentaire (le TiO2= dioxyde de titane), comme les bonbons, les biscuits, les produits chocolatés  et les gommes à mâcher. Nos enfants en consomment et pas que.

Car on le retrouve aussi dans les cosmétiques, les dentifrices, les crèmes solaires, et dans la composition de certains mixtes pharmaceutiques.

Et pas que!

Aussi dans les peintures, certains matériaux de construction.

En juin 2016, l’association « Agir pour l’environnement‘ avait judicieusement attiré l’attention en constatant sa présence dans certains biscuits (LU), les chewing-gums Malabar, et la blanquette de veau William Saurin. Mais aussi dans les bonbons « Têtes brulées », et les chewing-gums NEW’R de Leclerc.

Pour information, l’entreprise Verquin Confiseur, producteur des bonbons « têtes brulées » vient de s’engager à ne plus utiliser de dioxyde de titane dans la fabrication de l’ensemble de leurs bonbons.

Plus récemment, une étude publiée par Scientific Report  par des chercheurs de l’INRA (notre Institut National de Recherche Agronomique) a lancé une alerte sur ce qui suit.

De quoi s’agit-il?

C’est une nanoparticule, très très petite. C’est un additif appelé aussi E171, n’ayant aucune valeur nutritive. Il est là uniquement pour améliorer la blancheur ou la brillance des aliments. Il échappe à l’étiquetage « nanomatériau », car intégré aux aliments dans un pourcentage très faible et inférieur à 100 nanomètres.

Cancérigène?

Des études faites récemment sur le rat ont montré qu’il pénètre la paroi de l’intestin et que par là, il est associé à des déficits immunitaires.

De plus, ces chercheurs ont démontré qu’il induit des lésions précancéreuses (prénéoplasiques)  dans le colon (le gros intestin) , un stade non encore cancéreux, chez 40% des animaux exposés.

Et que ce TiO2 passe dans le sang! 

Ce n’est pas rien!

Pour l’homme, on ne sait pas, mais bon, prudence! 

C’est trop tôt pour le dire, il faut d’autres études, mais gageons que ces pauvres rats ne seront pas morts pour rien dans les labos. Une saisine ministérielle vient être prise auprès de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) qui déjà ne chôme pas sur d’autres sujets assez similaires (une étude est lancée par eux sur les impacts des nanomatériaux). Une conclusion sera rendue en mars, ce qui parait loin.

Retirer les produits qui en contiennent du marché?

Ce serait une procédure exemplaire, rapide et qui rassurerait tout le monde. Hélas, il faut attendre mars. Il y aura certainement des mesures prises à l’encontre d’autres nanoparticules. Espérons que le lobbying agroalimentaire ne l’emportera pas. Il serait souhaitable que l’affichage se fasse dès à présent.

Attitude à adopter en attendant?

Comme l’étiquetage n’est pas obligatoire, vous ne retrouverez pas nécessairement le Ti02: donc évitez en attendant d’acheter les produits cités plus haut.

Mangez bio, évitez les produits bourrés d’additifs, de conservateurs, etc. Vous vivrez mieux et plus longtemps. Ça, on le savait déjà.

Mangez frais, prenez le temps de préparer vous-mêmes vos plats. Ne confiez pas vos intestins à l’industrie, c’est votre colon qui est en jeu. Et celui de vos enfants qui y sont plus sensibles.

Attention aux cosmétiques, n’utilisez que ceux dont vous avez vraiment besoin. 

Faites vous conseiller par votre médecin, votre pédiatre.

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