La contraception des adolescentes
L’information des adolescentes en matière de contraception est très insuffisante aujourd’hui. Il en résulte 20000 IVG par an chez les moins de 20 ans. Pour essayer de remédier à cette situation, le laboratoire Organon met à leur disposition deux outils nouveaux : un livret et un site Internet. Le livret, de 50 pages, a été rédigé par le Collège national des gynécologues-obstétriciens français et la Fédération nationale des collèges de gynécologie médicale (FNCGM). Il sera remis aux intéressées gratuitement par les gynécologues. Il contient des explications claires, pratiques, non moralisatrices, dont l’objectif est de convaincre les lecteurs (filles ou garçons) de la nécessité de prendre des précautions.
Il commence par des informations concernant le fonctionnement du corps humain et les moyens de contraception possibles. Des précisions sont fournies ensuite sur la première consultation gynécologique et la première pilule, le meilleur moyen de prévention pour les adolescentes. Des réponses sont apportées aux principales questions que peuvent se poser les intéressées. Enfin un calendrier personnel et une liste d’adresses ciblées, dont le site Internet www.pilado.com, complètent la brochure. Ce site est structuré en neuf rubriques adaptées aux attentes et au mode d’expression des adolescents. Elles s’efforcent, là encore, de répondre à toutes les questions possibles sur la contraception et le déroulement de la première consultation gynécologique. L’information sur la prévention des MST, dont le sida, n’a pas été oubliée.
Il y a en France 5 millions d’adolescents (filles et garçons) âgés de 14 à 19 ans. L’âge du premier rapport est de plus en plus précoce : 20% des jeunes filles de 15 ans ont une vie sexuelle. Environ 50 % des adolescents ont eu des rapports sexuels à 17 ans, et près de 100% à 19 ans. La contraception à cet âge est donc une priorité de santé publique. « D’autant plus que la grossesse chez l’adolescente, précise le Dr David Serfaty, président de la FNCGM, est généralement à risque pour la jeune fille, entraînant des conséquences socio~économiques souvent négatives, mais aussi pour son enfant, avec des risques de malformations et de prématurité. » Le rôle du médecin restera cependant essentiel pour convaincre.


