Morsures de chiens
La France détenant le record de population canine, nos enfants sont particulièrement exposés aux morsures, dont les chiens sont en effet essentiellement responsables. En dehors des conséquences éventuellement chirurgicales, des complications infectieuses sont systématiquement à craindre et à prévenir.
L’été est particulièrement propice à ce type d’accidents : les enfants plus libres et plus souvent à l’extérieur sont en effet davantage susceptibles de rencontrer des chiens !
Le berger allemand est très souvent en cause, cette race étant la plus fréquente en France, et les observations ont montré que c’est le visage qui est le plus souvent touché. Pincements, dissections partielles, perforations par crocs, déchirures, arrachements sont les principaux types de lésions observées.
UNE NECESSAIRE PROPHYLAXIE INFECTIEUSE
La rage est exceptionnelle grâce au strict respect des mesures de la logislation sanitaire : la loi rend obligatoire par arrêté ministériel trois visite de surveillance vétérinaire pour tout animal ayant mordu. Le principal danger vient des germes aérobies et anaérobies, toute morsure étant hautement septique. Le premier geste est de laver soigneusement la plaie avec du Dakin~ et la parer avec application des compresses de Bétadine~ (on notera que l’association Dakin – Bétadine est déconseillée… mais n’a jamais posé de problème à l’auteur de la communication qui l’utilise depuis toujours…
Un rappel ou une vaccination antitétanique s’impose. La plaie doit être suturée en urgence. En cas de morsure par un renard, voire un chien errant, une vaccination antirabique peut être entreprise. Dans les suites opératoires, I’Ïdème peut être très important qui doit conduire à la prescription de Flagyl~ et Augmentin 5 jours en IV puis per os pendant 10 jours. La cicatrice sera surveillée par un dermatologue. Elle est le plus souvent inflammatoire, nécessitant une corticothérapie locale plutôt en pommade avec un massage et une pressothérapie (pansements Opsite). La cicatrice n’est définitive qu’après 18 mois d’évolution. Il faut éviter toute chirurgie correctrice avant deux ans.
P Vergnes : Les morsures chez l’enfant.


