Airbags dangereux
Sur le siège du passager avant d’une voiture qui roule à faible allure au Texas, une fillette de 2 ans, non attachée. C’est l’accident. Les airbags se déploient. Quand l’ambulance arrive, la fillette est apnéique et inconsciente. Elle est intubée sur place et la réanimation est entreprise. En dehors de nombreuses abrasions et brûlures sur le cou, elle ne présente pas d’autres lésions visibles. La radiographie du rachis cervical de profil montre une dislocation atloïdo-occipitale complète, avec un espace de 4 cm entre les condyles occipitaux et la face articulaire supérieure de l’atlas. Le scanner crânien montre une hémorragie sous-arachnoïdienne, un important oédème cérébral et un hématome de l’espace épidural et du canal rachidien. La moelle apparaît lésée, probablement sectionnée. La fillette meurt en quelques heures.
Les airbags, rappellent les auteurs, se gonflent en moins de 1/25e de seconde à la vitesse de 322 km/h. Les enfants sont particulièrement vulnérables aux traumatismes de la tête et du cou induits par les airbags pour 2 raisons :
- leur rapport tête/torse est supérieur à celui des adultes;
- du fait du caractère plat de leurs condyles occipitaux, du caractère peu profond de leurs surfaces articulaires et d’une faible musculature cervicale, l’intégrité de leur rachis cervical dépend grandement de leurs ligaments.
Le traumatisme cervical est provoqué par des lésions ligamentaires liées à une hyperextension. Pour prévenir ce genre de lésion, les enfants de moins de 12 ans devraient être assis, attachés, sur les sièges arrière.


